DANSE / Droit au butô

On les a vus, coco nu et blancs comme des suaires dans leur longue robe blanche, s’agenouiller devant un œuf dans un rituel de lenteur qui nous échappait autant que le message philosophique, mais qui remuait tout de même les urbains excités que nous sommes en nous renvoyant à une part profonde de nous-mêmes.

On les a vus, coco nu et blancs comme des suaires dans leur longue robe blanche, s’agenouiller devant un œuf dans un rituel de lenteur qui nous échappait autant que le message philosophique, mais qui remuait tout de même les urbains excités que nous sommes en nous renvoyant à une part profonde de nous-mêmes.

On a revu plus tard le butô des danseurs japonais – que des hommes – d’Ushio Amagatsu, et si on s’y est ennuyé un peu, on a apprécié les mouvements hiératiques et la splendeur des éclairages. On passera son tour cette fois, laissant la place à ceux qui n’ont jamais vu la compagnie Sankai Juku, qui tourne dans le monde entier, et qui magnétise ou engourdit le public. L’art n’a pas à faire l’unanimité. Hibiki (Lointaine résonance) évoque le « dialogue entre les consciences ». Pourquoi pas ?

Extrait du spectacle en répétition :
https://www.youtube.com/watch?v=Zs0frwMb-jo

Une présentation de Danse Danse.

Sankai Juku, Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, à Montréal, les 30 sept., 1er et 2 oct.,  514 842-2112.


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