Des espoirs canadiens

Le Canada espère terminer parmi les 12 premiers pays aux Jeux olympiques de Londres. Voici 20 athlètes à surveiller.

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NAGE SYNCHRONISÉE // Duo sous-marin

Photo : Nathan Denette/PC

Le Canada espère terminer parmi les 12 premiers pays aux Jeux olympiques de Londres. Voici 20 athlètes à surveiller.

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NAGE SYNCHRONISÉE // Duo sous-marin

Marie-Pier Boudreau Gagnon et Élise Marcotte sont « synchros » dans la piscine comme dans la vie. Ces deux grandes amies, qui nageront en duo et dans l’épreuve d’équipe à Londres, ont étudié ensemble en administration à l’UQAM. « Nous avons développé une chimie de travail », dit Élise Marcotte, 23 ans, originaire de L’Ancienne-Lorette, près de Québec.

Leur objectif : grimper sur le podium dans les deux épreuves. Formé il y a un an et demi, le duo s’est classé 4e aux Championnats mondiaux aqua­tiques de la FINA 2011, à Shanghai. L’équipe canadienne (composée de Québécoises) a terminé au même rang, derrière les Russes, les Chi­noises et les Espagnoles. Et elle pourrait bien détrôner l’une de ces équipes.

Depuis deux ans, les Canadiennes s’entraînent à faire des sauts et des vrilles avec un ancien skieur acrobatique, Luc Belhumeur. Lors des Jeux panaméricains de 2011, au Mexique, Marie-Pier Boudreau Gagnon et Élise Marcotte ont nagé sur la chanson « Master of Puppets », du groupe Metallica. Et à Londres ? Leur musique comportera un extrait du disque La nouba, du Cirque du Soleil. Pour le reste, surprise !  M-E.C.

AVIRON DE POINTE // Détrôner les Américaines

Dans sa valise pour Londres ? « Du vernis à ongles rouge, couleur du Canada », dit Andréanne Morin, chef de nage de l’équipe d’aviron. « Et un cent de luck de 2012 », ramassé au hasard de ses promenades avec sa chienne, Béatrice. Car aussi performante soit-elle, l’équipe du huit féminin aura besoin d’un peu de chance. « Pour gagner aux Jeux, il faut un brin de magie », dit la Montréalaise de 30 ans, qui en est à sa troisième et dernière aventure olympique.

Après une décevante 4e place à Pékin, l’équipe du huit féminin vise la médaille d’or. Les Canadiennes ont terminé au 2e rang aux Championnats du monde de 2011, en Slovénie. « Derrière les Américaines, avec 0,7 seconde de retard », précise Andréanne Morin. Leurs principales adversaires, outre les Américaines : les Néerlandaises, les Britan­niques et les Roumaines. La chef de nage, responsable de donner le rythme à ses coéquipières, promet de tirer d’elles le maximum de « jus ». « C’est moi qui mets le pied sur le citron ! »  M-E.C.

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Photo : Canada aviron

KAYAK // L’as de la pagaie

Double médaillé olympique à Athènes, le kayakiste ontarien Adam van Koeverden a gagné la médaille d’argent lors de l’épreuve du K1 – 1 500 m aux Jeux de Pékin. Mais il a terminé 8e sur 9 à celle du K1 -1 000 m. La pire course de sa vie ! Depuis, il a remporté le Championnat du monde sur cette distance en 2011, et la dernière épreuve de Coupe du monde avant les Jeux. À 30 ans, il compte bien répéter cet exploit à Londres.  M-E.C.



Photo : Bela Szandelsky/AP/PC

TAEKWONDO // Sagesse martiale

« Tout ce que nous avons à décider, c’est ce que nous devons faire du temps qui nous est imparti. » Cette réflexion de Gandalf, vieux sage du Seigneur des anneaux, de J.R.R. Tolkien, Karine Sergerie se l’est fait tatouer sur le bras droit en version originale anglaise. Tout comme les anneaux olympiques et les mots « Pékin » et « Londres ». « Lorsque j’ai des doutes sur ma vie d’athlète, je regarde mon tatouage », dit cette femme de 27 ans, qui habite Québec.

Médaillée d’argent à Pékin (catégorie des moins de 67 kilos), Karine Sergerie vise la médaille d’or à Londres. « Mais je veux surtout avoir du plaisir, dit-elle. Lors des Jeux de 2008, j’avais de la difficulté à dormir. J’étais beaucoup trop anxieuse. » Pour réduire son stress, Karine Sergerie fait chaque jour de la visualisation. Elle ferme les yeux et enfile des lunettes qui diffusent des faisceaux lumineux. De la musique classique joue dans son baladeur. Elle flotte.

De quoi lui faire oublier ses douleurs à la hanche, qui la tenaillent parfois encore, malgré l’opération qu’elle a subie en 2008. Des douleurs dont elle se passerait bien, mais qui, à ses yeux, font partie des sacrifices qu’elle doit consentir pour conquérir la médaille d’or.  M-E.C.



Photo : Fred Lum/The Globe and Mail/PC

LUTTE // Une douce aux nerfs d’acier

Elle s’entraîne aux côtés du champion du monde de combats extrêmes, Georges St-Pierre, et partage sa nutritionniste avec le populaire boxeur Lucian Bute, ancien champion du monde des super-moyens de l’IBF. Martine Dugrenier – première Québécoise à participer aux Jeux olympiques en lutte, en 2008 – demeure pourtant inconnue du grand public. Tout comme son sport. « Quand je dis aux gens que je pratique la lutte, ils pensent à la WWE [NDLR : les spectacles de lutte professionnelle « arrangée »] », dit de sa voix douce cette ancienne gymnaste de 32 ans.

Triple championne du monde, 5e à Pékin (une déception), Martine Dugrenier sera un espoir de médaille à Londres dans la catégorie des 63 kilos. « Ce seront mes derniers Jeux en tant qu’athlète, dit l’étudiante de maîtrise en sciences de l’éducation à l’Université de Montréal. J’aimerais bien y retourner comme entraîneuse. »

D’ici là, Martine Dugrenier souhaite développer la lutte au Québec. « Je reçois des appels de jeunes intéressés par ce sport, dit-elle. Mais il existe encore peu de clubs à l’extérieur de Montréal. »  M-E.C.

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Photo : Grigory Dukor/Reuters

NATATION // Elle nage vers… Rio !

La mère de la nageuse Katerine Savard a peur de l’eau. « Elle m’a fait suivre des cours de natation pour ne pas me transmettre sa peur », dit la jeune femme de 18 ans, originaire de Pont-Rouge, dans la région de Québec. Mission accomplie. Non seulement Katerine Savard ne craint pas de boire un bouillon, mais elle avale le 100 m papillon en 57,80 secondes – le record canadien.

En fait, les observateurs attendaient Katerine Savard aux Jeux de 2016, puisqu’elle n’a commencé à s’entraîner sérieusement qu’il y a cinq ans. Mais sa progression a été fulgurante. Dans l’épreuve du 100 m, à Londres, elle veut atteindre la finale pour se hisser parmi les huit pre­mières au monde.

Son entraîneur, Marc-André Pelletier, est confiant dans son succès. « Katerine a un talent brut et elle est explosive, dit-il. Elle a terminé 9e lors des derniers Championnats du monde. »

Reste que cette petite bombe devra faire gaffe à Londres. En janvier, elle s’est cassé une incisive en s’échauffant avant le départ d’une finale de la Coupe du Québec – finale qu’elle a remportée. « Je me foule aussi facilement les chevilles, parce que je suis très flexible et souple, dit la nageuse. C’est ce qui permet d’avoir des battements de jambes forts et puissants. »

Si elle espère atteindre les finales à Londres, elle rêve déjà d’une médaille en 2016, à Rio de Janeiro, au Brésil.  M-E.C.


Photo : Grahams Hughes/PC

NATATION // Troisième essai

La troisième fois sera-t-elle la bonne ? Inconnu à Athènes, éliminé en demi-finale à Pékin, Brent Hayden, spécialiste du 100 m libre, rêve d’une médaille à Londres. Ce nageur britanno-colombien de 28 ans a remporté la médaille d’argent lors des derniers Championnats mondiaux aquatiques de la FINA, à Shanghai, en 2011.  M-E.C.


Photo : Chris Muir

TRIATHLON // Abonné aux médailles

Une station du métro de Londres porte le nom du triathlète canadien Simon Whitfield ! Sur un plan-souvenir, on a rebaptisé les 361 stations en l’honneur de grands athlètes à l’occasion des Jeux de cet été. Médaillé d’or à Sydney, en 2000, et médaillé d’argent à Pékin, en 2008, ce triathlonien de 37 ans de Victoria, en Colombie-Britannique, vise un podium. Tout comme sa collègue Paula Findlay, 23 ans, d’Edmonton.  M-E.C.

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Photo : Dan Rieldhuber/Reuters

CYCLISME // Olympienne toute saison

Participer aux Jeux olympiques d’été comme d’hiver ? C’est l’exploit que la Québécoise d’adoption Clara Hughes s’apprête à répéter à l’aube de ses 40 ans. Cette patineuse de vitesse longue piste et cycliste, qui a récolté six médailles en cinq Jeux, vise un podium au contre-la-montre. Elle a terminé 5e dans cette épreuve aux Championnats du monde de cyclisme sur route de Copenhague, en 2011.  M-E.C.


Photo : Katherine Jones/Idaho Statesman/MCT via Getty images

LANCER DU POIDS // Toujours plus loin

Numéro un mondial en 2011, Dylan Armstrong veut gagner l’or à Londres. Aux Jeux de Pékin, ce Britanno-Colombien de 31 ans a lancé sa boule de plus de sept kilos à 21,04 m, un record canadien. Mais la médaille de bronze lui a échappé par un tout petit centimètre… Depuis, Dylan Armstrong a lancé à 22,21 m. En mars, il a raté la finale des Championnats du monde d’athlétisme en salle, en Turquie, en raison d’une blessure au bras. Rétabli, il a remporté la médaille d’or à la rencontre internationale d’athlétisme, à Edmonton, en juin.  M-E.C.


Photo : Petr David Josek/PC

HALTÉROPHILIE // La chasse au record

Arrivée 4e lors des Jeux de Pékin, Christine Girard s’entraîne depuis quatre ans avec une seule idée en tête : monter sur le podium à Londres, ce qui serait une première pour une haltérophile canadienne.

« Peu importe la couleur de la médaille », précise l’athlète de 27 ans originaire de Rouyn-Noranda, qui a remporté la médaille d’or aux Jeux du Commonwealth et aux Jeux panaméricains au cours des deux dernières années.

Elle ne cache pas non plus son envie de battre le record olympique dans la catégorie des moins de 63 kilos à l’épaulé-jeté, établi à 135 kilos, soit un kilo de plus que le record canadien qu’elle détient.

La préparation n’a pas été des plus simples pour Girard, qui a changé plusieurs fois d’entraî­neur en plus de déménager en Colombie-Britannique au début de l’année 2010 afin de suivre l’homme de sa vie. « Reconstruire une équipe autour de moi m’a demandé beaucoup d’énergie, mais cela a valu la peine », dit-elle.  V.D.

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Photo : François Mori/PC

TENNIS // Les ambitions de Milos

Sur le gazon de Wimbledon – où son idole, Pete Sampras, a remporté à sept reprises le célèbre tournoi du Grand Chelem -, Milos Raonic se verrait bien accomplir ce qu’aucun Canadien n’a réussi à faire : décrocher une médaille olympique en simple.

À 21 ans, le meilleur joueur de tennis canadien de l’histoire n’a plus de complexes depuis qu’il a fait tomber Andy Murray, 4e joueur mondial, et vaciller le grand Roger Federer aux tournois de Barcelone et de Madrid, au printemps dernier. Le géant ontarien, d’origine monténégrine, est actuellement en 22e place du classement de l’ATP. À Londres, Milos Raonic aura un allié de taille : une surface en gazon avantage les joueurs aux services surpuissants tels que lui.  V.D.


Photo : Darryl Dyck/PC