Des séries et des films sud-coréens à découvrir cet hiver

Vous avez adoré Parasite, de Bong Joon-ho ? Vous ne vous êtes pas encore remis de la série Le jeu du calmar (Squid Game), le mégasuccès automnal de Netflix ? Voici huit autres œuvres sud-coréennes aux histoires captivantes, proposées dans d’éblouissants emballages.

Crédit: Images sources Getty Images et D.R. / Montage L’actualité

Séries

Prophéties infernales (Hellbound)

Où la voir ? Netflix (abonnement requis)

En vedette : Yoo Ah-in (Burning, #Alive), Park Jung-min (Deliver Us from Evil, La traque) et Kim Hyun-joo (les séries Undercover et Watcher)

Le réalisateur Yeon Sang-ho, à qui nous devons les films de zombies Dernier train pour Busan et sa suite, Peninsula, nous propose une impressionnante descente en enfer… sur terre inspirée du webtoon sud-coréen du même nom. Un ange annonce à diverses personnes l’heure exacte de leur mort, et d’immenses créatures sorties d’une autre dimension viennent accomplir ces sentences. Il n’en faut pas plus pour qu’une secte, la Nouvelle Vérité, impose sa vision du monde. Un cauchemar éveillé d’une effroyable efficacité, qui nous tient en haleine durant ses six épisodes.

Dr. Brain

Où la voir ? Apple TV+ (abonnement requis)

En vedette : Lee Sun-kyun (Parasite, Hard Day), Lee Yoo-young (Perhaps Love, la série Tunnel) et Park Hee-soon (la série Mon nom, V.I.P.)

Le réalisateur Kim Jee-woon, auteur des succès critiques et populaires Deux sœurs, A Bittersweet Life et Le bon, la brute et le cinglé,fait sa première incursion dans le monde des séries en adaptant la bande dessinée en ligne Dr. Brain. Comme dans ses films, le cinéaste construit un univers visuel unique où évoluent ses personnages, dans ce cas-ci un expert du cerveau qui tente d’élucider la mort de sa famille en se connectant sur la mémoire de personnes récemment décédées. Cette prémisse très riche du point de vue narratif est suivie de nombreux rebondissements qui nous gardent décontenancés jusqu’au dénouement.

Mon nom (My Name)

Où la voir ? Netflix (abonnement requis)

En vedette : Han So-hee (les séries Nevertheless et Abyss), Park Hee-soon (la série Dr. Brain, V.I.P.) et Ahn Bo-hyun (les séries Itaewon Class et My Only Love Song)

Prolifique réalisateur de télévision à qui nous devons, entre autres, la série Extracurricular, Kim Jin-min s’intéresse cette fois-ci à une histoire de vengeance, thème récurrent dans les productions coréennes. Dans Mon nom, nous suivons une jeune femme prête à tout pour trouver le meurtrier de son père, même à devenir membre d’un dangereux gang pour se rapprocher du milieu policier. Avec ses scènes de combat parfaitement chorégraphiées et son action au rythme soutenu, Mon nom n’a vraiment rien à envier aux séries américaines du même genre.

Si bien chez soi (Sweet Home)

Un jeune homme solitaire qui a perdu toute sa famille dans un accident d’auto emménage dans un immeuble qui sera attaqué par des monstres. Cette série mise en scène par Lee Eung-bok, qui ne manque ni d’hémoglobine ni de créatures hideuses, satisfera à coup sûr ceux et celles qui raffolent des histoires d’horreur.

Films

Locataires (3-Iron)

Où le voir ? Google Play, iTunes Store, YouTube

En vedette : Lee Seung-yeon (la série Rich Family’s Son, Alice: Boy from Wonderland), Jae Hee (les séries A Good Supper et Blessing of the Sea) et Kwon Hyuk-ho (Mokpo the Harbor, Sword in the Moon)

Avant de mourir de complications cardiaques liées à la COVID-19 en décembre 2020, le cinéaste Kim Ki-duk avait réussi à s’imposer sur la scène internationale avec plusieurs de ses films, dont Locataires (Lion d’argent du meilleur réalisateur, 2004). Il y raconte l’amour d’un squatteur pour une femme abusée, cloîtrée dans l’une des demeures où il entre lorsque leurs propriétaires semblent absents. De manière poétique, le réalisateur de Samaritan Girl relate la magnifique histoire d’émancipation d’une femme tout en critiquant les valeurs de la société coréenne par l’intermédiaire d’un homme marginal.

Burning

Où le voir ? Google Play, iTunes Store, YouTube

En vedette : Yoo Ah-in (Veteran, la série Prophéties infernales), Steven Yeun (Minari, la série The Walking Dead) et Jeon Jong-seo (The Call, Mona Lisa and the Blood Moon)

S’inspirant librement de courtes histoires de l’auteur japonais Haruki Murakami et de l’écrivain américain William Faulkner, Lee Chang-dong concocte un intrigant triangle amoureux. D’une très grande beauté formelle, Burning est un thriller sans l’exagération de la tension dramatique, telle la braise qui brûle une bûche tranquillement. Comme Parasite, de Bong Joon-ho, ce drame contemporain est aussi une critique des classes sociales coréennes.

Mother

Où le voir ? iTunes Store

En vedette : Kim Hye-ja (la série Radieuse, The Way), Won Bin (The Man from Nowhere, Frères de sang) et Yun Je-mun (Okja, Le bon, la brute et le cinglé)

En devenant le premier long métrage non anglophone à remporter l’Oscar du meilleur film, Parasite a établi un précédent incroyable. Mais les cinéphiles qui suivent la carrière du cinéaste Bong Joon-ho savent que celui-ci aurait pu recevoir cet honneur bien avant. Entre autres avec l’excellent Mother, dans lequel une mère tentera de faire innocenter son fils simple d’esprit, injustement accusé de meurtre. De l’impeccable réalisation à l’inoubliable performance de l’actrice Kim Hye-ja, Mother est une merveille qui montre un autre côté du talent de Bong Joon-ho.

Psychokinesis

Où le voir ? Netflix (abonnement requis)

En vedette : Ryoo Seung-ryong (Perhaps Love, la série Kingdom), Sim Eun-kyeong (la série Money Game, Dernier train pour Busan) et Park Jung-min (la série Prophéties infernales, Deliver Us from Evil)

Avant de nous plonger dans la série Prophéties infernales, et entre ses deux films de zombies, le réalisateur Yeon Sang-ho a créé son film de superhéros. Psychokinesis s’amuse à rire de ce genre cinématographique, en propulsant à l’avant-plan un père qui tente simplement de se rapprocher de sa fille. Pourvu de pouvoirs télékinétiques, cet homme affrontera la police et des investisseurs aux pratiques frauduleuses pour contrer l’embourgeoisement d’un quartier populaire. Sans rien réinventer, Psychokinesis demeure un divertissement louable bien réalisé et aux intentions nobles.