Des séries pour garder le moral durant le temps des Fêtes

Notre sélection de bonnes séries d’ici et d’ailleurs pour se divertir et conserver le sourire pendant les vacances.

Photo : Anastasiia Shavshyna / Getty images

Appelez mon agent

Basée sur les échos du travail de l’imprésario Dominique Besnehard, et aussi sur les nombreuses anecdotes des gens du milieu du cinéma français, la série Appelez mon agent (titrée Dix pour cent en France) est un pur délice. L’excellente Camille Cottin (découverte dans Connasse sur Canal+) interprète l’agente Andréa Martel, entourée de ses associés, et chaque épisode accueille une ou deux vedettes invitées. Si plusieurs d’entre elles ont hésité à participer à la première saison, question de ne pas jouer avec leur image publique, elles ont rapidement reconnu la qualité des textes de la scénariste Fanny Herrero et de ses collaborateurs. Les Fabrice Luchini, Juliette Binoche, Jean Dujardin et Isabelle Huppert s’y sont donc succédé. La quatrième saison s’annonce très prometteuse avec les « vrais » Charlotte Gainsbourg, Sigourney Weaver et Jean Reno. TVA nous a proposé deux saisons de sa version québécoise, intitulée Les invisibles, qui n’a rien à envier à sa cousine française, avec nos stars Rémy Girard, Sophie Lorain, Guillaume Lemay-Thivierge et bien d’autres. (Quatre saisons, Tou.tv Extra)

C’est comme ça que je t’aime

Toutes les séries orchestrées par François Létourneau et Jean-François Rivard demeurent des jalons de la télévision québécoise. Après Les Invincibles et Série noire, C’est comme ça que je t’aime confirme le talent indéniable du duo : l’écriture toujours aussi affûtée de Létourneau et la réalisation exquise de Rivard. Ces deux couples d’amis vivant à Sainte-Foy dans les années 70 et qui tentent de sauver leur mariage respectif en devenant des criminels ont vraiment tout pour plaire. En plus de ses dialogues qui font mouche à tout coup, François Létourneau a le don de construire des personnages plus grands que nature, sans jamais tomber dans la caricature. Il s’offre encore une fois un rôle de perdant sympathique avec son Gaétan Delisle, et ses collègues de jeu sont tout simplement parfaits : Karine Gonthier-Hyndman et Patrice Robitaille en Micheline et Serge Paquette, et Marilyn Castonguay en Huguette Delisle. Vivement une deuxième, voire une troisième saison, comme l’a prévu François Létourneau. (Une saison, Tou.tv Extra)

Fleabag

Avant d’être une série pour la télévision, Fleabag était une pièce écrite et interprétée par la Britannique Phoebe Waller-Bridge. Le passage de la scène à l’écran a bonifié ce personnage féminin attachant, doté d’un humour noir contagieux. Nous suivons les aventures de cette jeune Londonienne gérante d’un café, qui tente, comme bien d’autres, de trouver l’amour et de « gérer » sa famille immédiate. En s’adressant directement aux spectateurs régulièrement, elle leur fait tisser une intimité avec Fleabag que les autres personnages ne partagent pas avec elle. Cette ruse de Waller-Bridge permet de créer des situations particulièrement jouissives et de savoureux rebondissements. Bardée de nombreux prix prestigieux (Golden Globes et Emmy) autant pour la qualité de son écriture que pour l’interprétation, Fleabag se dévore beaucoup trop rapidement, et nous souhaitons de tout cœur que Phoebe Waller-Bridge décide dans un avenir pas trop lointain de ramener son attachante alter ego. (Deux saisons, Amazon Prime)

Insecure

Photo : Merie W. Wallace/HBO

Connaissez-vous Issa Rae ? Elle a lancé en 2011 sa chaîne YouTube Awkward Black Girl, où elle racontait sa réalité pas toujours facile de jeune femme noire. Elle s’en est inspirée pour créer Insecure, une série franche et pleine d’humour qui déconstruit les clichés de la communauté noire américaine. Issa Rae devient donc Issa Dee, puissante et passionnée devant son miroir, mais bourrée de contradictions avec son amie Molly et son copain Lawrence. Sans jamais sacrifier les rires, la Californienne Issa Rae aborde intelligemment de nombreux sujets trop souvent esquivés. Courageuse et déterminée, d’un charisme fou et d’une joie de vivre communicative, Issa Rae n’a pas fini de nous surprendre. (Quatre saisons, HBO Canada)

La fabuleuse Mme Maisel (The Marvelous Mrs. Maisel)

Tous ceux et celles qui ont regardé les trois saisons de La fabuleuse Mme Maisel attendent impatiemment la quatrième. Comment ne pas tomber sous le charme de Rachel Brosnahan dans le rôle de Miriam « Midge » Maisel ? Révélée dans House of Cards, Brosnahan brille de mille feux (elle aussi largement récompensée aux Golden Globes et aux Emmy) en se glissant dans la peau de cette mère de famille juive des années 50 qui décide de monter sur scène pour tenter sa chance comme humoriste. Elles sont rares, les séries qui présentent un modèle féminin aussi fort et captivant dans cette période de l’histoire américaine. Une des grandes qualités scénaristiques de Mme Maisel, c’est l’équilibre idéal entre sa vie personnelle et son ascension professionnelle, équilibre que les auteurs ont su maintenir jusqu’à maintenant. Tous les personnages qui l’entourent forment un univers cohérent dans lequel il est fort plaisant de plonger, d’un épisode à l’autre. (Trois saisons, Amazon Prime)

Please Like Me

Très peu de séries australiennes se rendent jusqu’à nous, et Please Like Me est une joyeuse exception. Dans le premier épisode, nous rencontrons Josh, jeune homme blanc venant d’un milieu aisé, le jour où sa copine le laisse après lui avoir fait découvrir qu’il était homosexuel. Josh Thomas, en plus d’y interpréter le rôle principal, est l’auteur et l’idéateur de cette bienveillante série. Malgré son ton très léger, Please Like Me aborde de nombreux sujets délicats comme le suicide et la maladie mentale. Mais le tour de force ici, c’est que jamais nous ne ressentons une lourdeur narrative dans les propos exprimés. Bien au contraire, cette série carbure aux émotions en les utilisant comme une partie intégrante du récit. Vraiment une des belles découvertes dans le vaste univers de Netflix. (Quatre saisons, Netflix)

Schitt’s Creek

Personne ne s’attendait au triomphe de la série canadienne Schitt’s Creek à la plus récente cérémonie des Emmy, en septembre dernier. En raflant les sept trophées dans la catégorie des comédies, Schitt’s Creek a établi un record. On a souligné la qualité de l’écriture et de la réalisation, et la série a remporté les quatre prix d’interprétation ainsi que celui de la meilleure série. Cette famille richissime qui se fait saisir tous ses biens sauf un petit village perdu, dont le père avait fait l’acquisition en blague, se voit obligée de s’y installer. Avec des personnages architypés mais pleinement assumés, le vétéran Eugene Levy (aidé de son fils Dan au scénario) montre tout le bagage qu’il a accumulé depuis ses folles années dans la série à sketchs Second City Television (SCTV). Et ce n’est pas un hasard s’il partage l’écran avec Catherine O’Hara, elle aussi de l’aventure SCTV et que nous connaissons tous comme la mère de Macaulay Culkin dans les films Maman, j’ai raté l’avion. (Six saisons, CBC Gem)

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J’aurais aimé savoir lesquelles des séries sont disponibles en français. après tout le français est encore la langue principale au Québec.

Merci d’avoir fait de la place aux plateformes locales de diffusion de séries et des films. Américanisez notre culture n’est certainement pas la mission de l’Actualité.

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