Des séries télé pour oublier l’automne et la pandémie

Une sélection des meilleures séries américaines et britanniques qui donnent envie de rester chez soi… pour le plaisir !

Crédit : L'actualité

Nouveautés

Lovecraft Country
Crave (V.F. à Super Écran) – début : 16 août

Lovecraft Country, écrite et imaginée par l’auteure afro-américaine Misha Green, est assurément l’une des plus audacieuses nouvelles séries venant des États-Unis. L’intrigue nous plonge au cœur des années 1950, en pleine ségrégation de la communauté noire américaine, tout en y incorporant l’univers macabre de l’auteur H.P. Lovecraft. Dans cette adaptation du roman éponyme de Matt Ruff, nous suivons Atticus Freeman qui part à la recherche de son père avec son amie Letitia et son oncle George, dans un road trip à travers quelques États. Si vous aimez l’atmosphère des films de Jordan Peele (les récents Get Out et Us) — qui est d’ailleurs coproducteur délégué de la série —, vous ne serez pas dépaysé, car on retrouve le juste équilibre entre critique sociale mordante et divertissement dans ce récit enlevant, ponctué par quelques créatures hideuses.

Raised by Wolves
Crave – début : 3 septembre

Impossible de ne pas souligner les solides débuts télévisuels d’un cinéaste de renom comme Ridley Scott — qui a réalisé les deux premiers épisodes, en plus d’être coproducteur délégué de la série. L’homme derrière Alien, Blade Runner et Gladiator ainsi que le scénariste Aaron Guzikowski (auteur du film Prisoners, de Denis Villeneuve) nous proposent avec Raised by Wolves une surprenante série de science-fiction qui s’éloigne des clichés du genre. Après que la Terre fut détruite durant la « grande guerre », deux androïdes nommés Mère et Père ont comme mission d’élever une colonie d’enfants humains sur l’exoplanète Kepler-22b. La principale réussite de ces 10 épisodes d’une heure tient dans cette histoire de conflit entre les croyances des Terriens et le raisonnement des « machines ». Il faut aussi souligner la facture visuelle si singulière, qui se distingue des références habituelles.

Away
Netflix – début : 4 septembre

La lauréate de deux oscars Hilary Swank interprète avec brio l’astronaute Emma Green, chef de mission d’un équipage international (un Russe, une Chinoise, un Indien, un Ghanéen et une Américaine) en route vers la planète Mars. Son leadership sera testé au fil de cette course vers un nouvel exploit humain qui donnera lieu à des joutes politiques en coulisses. Ce mélodrame à mi-chemin entre l’apesanteur céleste et l’ancrage terrestre explore, avec certaines maladresses et quelques clichés, les liens familiaux d’une femme déchirée entre ses proches et le poids de ses responsabilités. Toutefois, les scènes spatiales et le suspense du récit nous permettent de rester accrochés jusqu’à la fin.

The Third Day
Crave – début : 14 septembre

Les créateurs britanniques Dennis Kelly et Felix Barrett ont décidé de segmenter en trois parties distinctes cette histoire qui met en vedette une étrange communauté insulaire. Il y a trois épisodes au volet « été », durant lequel le personnage de Jude Law est coincé sur l’île parmi des gens instables. Suit le volet « automne », un seul épisode téméraire filmé en temps réel, se voulant un long plan-séquence de théâtre immersif. La série se termine par les trois épisodes du volet « hiver », où le personnage de Naomie Harris tente d’obtenir des réponses quant à ce qui se trame dans ce lieu mystérieux. Le ton rappelle celui du film malsain Midsommar, d’Ari Aster, et la distribution comprend également Emily Watson et Katherine Waterston.

The Good Lord Bird
Showtime – début : 4 octobre

Basé sur le livre éponyme de James McBride, The Good Lord Bird offre un point de vue singulier sur l’esclavagisme. Cette série, produite et interprétée par Ethan Hawke, nous est racontée par Onion, un jeune esclave fictif embarqué dans la garde rapprochée de l’abolitionniste John Brown. Ce dernier tentera un coup d’éclat dans une réserve militaire, événement réel qui a été l’étincelle pour le déclenchement de la guerre civile américaine. Pilotée par la maison de production Blumhouse, spécialisée dans les films d’horreur, la série nous promet des épisodes explosifs avec un Ethan Hawke légèrement déjanté.

À rattraper

Devs
FX Now Canada

Nouveau maître de la science-fiction cérébrale avec ses films Ex Machina et Annihilation, le Britannique Alex Garland nous épate à nouveau grâce à sa première série, intitulée Devs. Nous y suivons Lily, qui ne croit pas au suicide de son amoureux, qui travaillait dans le service de recherche ultrasecret d’une entreprise d’intelligence artificielle. Les huit épisodes de 50 minutes se dévorent rapidement tellement l’intrigue est bien ficelée. Il y a aussi toute la fascination autour du gourou de cette entreprise, le magnétique Forest (campé par un Nick Offerman au sommet de son art), qui nous garde aux aguets au fur et à mesure que la série évolue.

What We Do in the Shadows
FX Now Canada

Si vous aimez l’humour absurde, What We Do in the Shadows risque de vous plaire. Suite logique du long métrage portant le même titre, cette série filmée comme un faux documentaire nous présente quatre vampires désabusés dans leurs activités quotidiennes. Dans cette œuvre dont les principaux responsables sont les Néo-Zélandais Jemaine Clement (du duo Flight of the Conchords) et l’« oscarisé » Taika Waititi (réalisateur de Jojo Rabbit et de Thor: Ragnarok), nous assistons à un hilarant décalage temporel entre ces êtres éternels que sont les vampires et les mortels qu’ils côtoient. Un vrai régal pour ceux et celles qui recherchent des dialogues finement écrits et des personnages plus grands que nature.

Giri/Haji
Netflix

Il y a des chocs culturels auxquels nous ne nous attendons pas, comme celui d’une série britannique mettant en vedette un détective japonais, qui enquête sur la disparition de son frère à Londres. Giri/Haji (que nous pourrions traduire par « Devoir/Honte ») excelle dans cet affrontement entre la tradition nippone et les mœurs anglaises. La réalisation des huit épisodes trouve le juste équilibre entre le développement des motivations de chaque personnage et leur vulnérabilité qui peut les mener à leur perte. Vous vous souviendrez longtemps de la poésie et de l’audace de la scène finale sur un toit londonien.

The Capture
Amazon Prime

Avec ses quelque six millions de caméras, Londres est sans contredit la capitale mondiale de la vidéosurveillance. La série The Capture nous amène à nous questionner sur notre rapport à ce type d’images, sur les éléments de preuve que peuvent nous fournir ces enregistrements. Et si parfois le réel d’une scène cachait une autre vérité ? En seulement six épisodes, l’auteur et réalisateur Ben Chanan nous plonge au cœur d’un labyrinthe de mensonges et de manipulations, en tirant habilement toutes les ficelles de son intrigue. L’inspectrice Rachel Carey réussira-t-elle à prouver l’innocence du caporal Shaun Emery, malgré une séquence filmée qui l’accuse ?

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Des séries télé pour oublier l’automne et la pandémie
Merci pour les références. Il serait intéressant, la prochaine fois, d’indiquer si elles sont en français ou en anglais.

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Si ces émissions sont présentées à la TV francophone, pourquoi les titres sont en anglais. Si ces émissions sont en anglais, elles n’ont rien à faire ici comme publicité.
Ces titres non traduits, sont-ils l’oeuvre d’un diffuseur ou celle d’un anglo »ide (francophone qui se targue de parler anglais) ?

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