Qui sont les «Urban Sketchers»?

Croquant la ville à coups de fusain, les adeptes d’Urban Sketching — ou d’«esquisse urbaine» — essaiment partout dans le monde. 

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Shari Blaukoff

Croquant la ville à coups de fusain, les adeptes d’Urban Sketching — ou d’« esquisse urbaine » — essaiment partout dans le monde depuis la création du premier groupe, en 2007, aux États-Unis. Cette activité consiste à rassembler in situ des amateurs de dessin, novices ou confirmés, dans un lieu choisi de leur ville, et de le dessiner.

L’engouement international se mesure chaque année lors d’un grand rassemblement d’adeptes : ils étaient 80 à Portland en 2010 et plus de 390 à Singapour en 2015. Leur prochaine rencontre aura lieu du 27 au 30 juillet 2016 à Manchester, en Angleterre.

Au-delà de leur vocation artistique, les Urban Sketchers souhaitent documenter les différents quartiers de leur ville, comme le ferait un reporter. De Vancouver à Séoul, les 72 antennes du mouvement diffusent leurs créations sur Internet.

À Montréal, les Urban Sketchers se rassem­blent une fois par mois. « Les membres attendent impatiemment ces rencontres. Beaucoup n’osent pas dessiner seuls dans la rue, ils sont plus en confiance avec le groupe », explique Shari Blaukopf, cofondatrice du rassemblement montréalais. Le Canada en compte trois autres, à Vancouver, Toronto et Kitchener.

De la quiétude des bords du canal de Lachine au capharnaüm du marché Atwater, le plaisir de ces croqueurs urbains reste égal : celui de dessiner leur ville, ensemble, dans de beaux moments d’amitié.

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Le dessin restitue une réalité qui renferme des détails, lesquels passeraient inaperçus autrement. Un dessin urbain constitue une oeuvre d’art momentanée, un reflet d’une époque qui ne reviendra plus.