[AUDIO] Deux « chansonneurs » discutent

L’un pourrait être le fils de l’autre. Mais Patrice Michaud et Michel Rivard s’entendent: dans le monde de la chanson, tout a changé depuis 35 ans. Tout… et à peu près rien.

Entrevue : Sophie Doucet / Montage sonore : Mathieu Charlebois

Michel Rivard n’a plus besoin de présentation. Avec son groupe Beau Dommage, il a fait les beaux jours de la chanson dans les années 1970, avant d’entreprendre une fructueuse carrière solo.

Quant à Patrice Michaud, il est lauréat du Festival international de la chanson de Granby et son premier album, Le triangle des Bermudes, est sorti en mai dernier.

Même à 35 années d’intervalle, les liens entre la musique de Michel Rivard et celle de Patrice Michaud sont plus nombreux que les dissemblances. Selon eux, c’est qu’il existe une constante dans l’exercice de la chanson folk : une simplicité et une accessibilité qui est en dehors de la mode.

Y a-t-il trop de gens qui font de la chanson ? La question soulevée par Michel Rivard est pertinente. Après tout, avec l’évolution des technologies, il est de plus en plus facile d’enregistrer un disque.

Et si la technologie a changé la façon d’enregistrer la musique, elle a aussi transformé radicalement la manière de l’écoute. Comment se sentent les créateurs face à cette nouvelle façon de faire ?

Avec son premier album, au milieu des années 1970, Beau Dommage est entré avec fracas dans le milieu artistique Québécois. Certaines des chansons écrites par Rivard à l’époque font aujourd’hui partie du patrimoine musical d’ici. Si Patrice Michaud parle de cette période comme d’un « âge d’or », Michel Rivard est un peu plus nuancé.