Deux nouveaux disques : Micoe qui ? Natalie comment ?

Micoe (Photo : Raphael Ouellet)

À la famille des auteures-compositrices-interprètes qui n’en finit plus de s’agrandir, il faut ajouter Micoe (dire Mico) et Natalie Byrns. On aurait aimé voir apparaître dans le paysage des rebelles qui auraient envoyé suer la parenté, mais ce sont des femmes de bon goût et de belles manières. Ni chez l’une ni chez l’autre, un volcan crache sa lave, une voix nous colle les épaules au sol, un univers nous arrache du quotidien. Reste qu’on se sent bien dans leur cocon musical : électro-pop pour la première, pop-folk pour la deuxième.

« Encore » (Micoe) :

Micoe arrive avec un premier album, À retardement (après un mini-album paru en 2010), et Natalie avec un deuxième, Carnets d’insomnie, qui marquera peut-être plus les esprits que Le soleil sur l’épaule, en 2007.

Micoe joue du piano jouet ; Natalie, du piano, du xylophone alto et du xylophone carillon soprano. Les deux femmes ont étudié au Conservatoire d’art dramatique de Québec, ça marque leur interprétation. Micoe a joué dans À quelle heure on meurt !, un collage de Martin Faucher d’après Réjean Ducharme ; on a vu Natalie dans la comédie musicale Un violon sur le toit, façon Denise Filiatrault.

Photo : Claude Paré

Les deux chanteuses ont donc une certaine maturité qui imprègne leur album respectif, en ambre les propos. Leur voix rappelle parfois le grain ou les inflexions de quelques autres. Au plan des textes, pas sûr que Natalie ne regrettera pas un jour : « Quand tu m’accostes sur le plancher disco / Ça pétille comme du coca dans mon coco » même si la chanson « Coca loca » invite à la danse. Quant à « Personne ne s’en plaindra », ce n’est pas la mieux écrite des 14 chansons qu’offre Micoe.

« Unplugged » (Natalie Byrns) :

Mais il y a des réussites. Chez Byrns, mes oreilles ont particulièrement apprécié « Unplugged » (en français malgré le titre), « Où ? », « Sous le lit » ; chez Micoe, « Encore », « Les couteaux », « À retardement » et la reprise de « L’abattoir », de Monsieur Mono (Éric Goulet).

Parlant de Goulet, c’est lui qui réalise l’album de Micoe ; Bruno Labrie, celui de Byrns. Du beau travail des deux côtés.

Les deux artistes lancent leur album aujourd’hui. Micoe au Lion d’Or ; Natalie Byrns, au O Patro Vys.

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