Dis/(sol/ve)r : Corps en boîte

Le titre, Dis/(sol/ve)r, est graphiquement maniéré, mais côté vocabulaire chorégraphique, les neuf interprètes du Toronto Dance Theatre emboîtent les pas du directeur artistique Christopher House.

Le titre, Dis/(sol/ve)r, est graphiquement maniéré, mais côté vocabulaire chorég

DANSE / CORPS EN BOÎTE

Directeur artistique du Toronto Dance Theatre, le chorégraphe Christopher House fait appel pour la première fois à un dramaturge – Guy Cools, de Belgique -, initiative que l’on ne saurait trop recommander à plusieurs chorégraphes, si ce n’était  que pour mettre un peu d’ordre dans leurs concepts parfois aussi embrouillés qu’une assiette de spaghettis. Ce n’est pas tout d’intégrer textes et vidéos à la danse, encore faut-il qu’ils ne l’abâtardissent pas.

Dans le programme, House écrit: « Amants en fusion, le moment de joie, le réconfort de la cruauté, l’ascension et la chute. La vague déferle, je te vois. » On ne l’applaudira pas pour le titre, Dis/(sol/ve)r, inutilement alambiqué, mais on le félicitera pour sa copieuse palette chorégraphique. Créée en collaboration avec les neuf interprètes qui, en habits de soirée, sensualisent un décor qui rappelle une boîte de nuit, la pièce de 61 minutes traite du caractère aléatoire et fugitif des rencontres. Musique de Phil Strong, qui a mis à contribution l’harmonium, l’orgue de Barbarie et le « nyckelharpa », instrument traditionnel suédois aux cordes frottées par un archet. Une présentation de Danse Danse.

Dis/(sol/ve)r, salle Pierre-Mercure (Centre Pierre-Péladeau), à Montréal, du 6 au 8 mai, 514 987-6919.