Dumas à la bonne heure et au bon endroit

On s’en souvient : entre décembre 2008 et décembre 2009, Dumas a fait paraître quatre minis (Nord, Rouge, Demain et Au bout du monde) et un album, Traces. Bien sûr que c’était trop, et que dans le lot, il y avait des pièces sur lesquelles on aurait pu inscrire « peut mieux faire », mais restait l’essentiel : un auteur-compositeur-interprète se mettait en danger.

Avec L’heure et l’endroit – concert-lancement ce soir à La Tulipe, à Montréal, mais c’est complet –, Dumas peaufine ses forces et confirme le bien qu’on pense de lui : il y a dans ses compositions de l’inventivité, des idées larges, le goût de l’aventure et des airs à la croisée du palmarès et de l’avant-garde.

Allez allons nous perdre

De la pop-rock défoulatoire, zébrée de Motown et de new wave. Oui, Dumas a des choses à dire sur la vie, l’amour, la mort, cette sorte de choses, mais c’est surtout un mélodiste hors pair. Parmi les neuf nouveaux titres, trois ne veulent pas me lâcher le cortex : « Un aller simple », « Le fleuve gelé » et « Allez allons nous perdre ». Si vous résistez à cette dernière chanson, c’est qu’il n’y a rien à faire avec vous !

Une tournée se profile à l’automne ; hâte d’entendre les chansons s’épanouir sur scène. Car en direct, avec Dumas et ses musiciens, c’est jamais long que le feu prend.