Et Moran de justifier une tache : le franglais

L’auteur-compositeur-interprète Moran vient de lancer son (excellent) troisième album, Sans abri, réalisé par Yves Desrosiers : des paroles nettement au-dessus du panier enveloppées par une voix de fumeur de havanes.

Dans La Presse du samedi 13 octobre, à la demande du journaliste Alain Brunet d’expliquer trois chansons de son album, Moran y va, pour une (« Crazy »), d’une justification de l’utilisation du franglais, cette tache qui macule de plus en plus de chansons au Québec (et hélas en France !). Écoutons le chanteur, du moins lisons-le :

« Ça vient d’un épisode de la série Les voix humaines (diffusée à ARTV), dont ma blonde [Catherine Major] faisait la musique. Dans un des épisodes, Jorane y fait la rencontre d’un schizo qui m’a dévissé. Le gars parlait de sa maladie avec tellement de lucidité ! Bouleversé, j’ai écrit le texte de « Crazy ». Je l’ai fait en franglais, car c’était la meilleure façon d’y faire sonner des phrases simples pour un personnage animé par deux voix. Je l’ai fait aussi parce qu’on parlait les deux langues dans ma famille. J’ai toujours été amoureux de la langue française, mais je n’ai jamais craint l’anglais.»

« La meilleure façon, etc. », tu vois, on en est là, vieux !

 

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M.Ducharme. Je ne voyais l’utilisation du « franglais » comme étant une tache sur mon travail et mon amour de la langue française.

En expliquant cette chanson je ne me justifiais certainement pas non-plus…

Bien à vous.

Moran.