Être vu et bien voir

Se munir d’un bon système d’éclairage pour vélo est indispensable lorsqu’on roule dans l’obscurité. Et attention ! On parle de véritable jeu de lumières et non du petit gadget clignotant que les gens accrochent à leur guidon, à leur casque, à leur sac à dos ou à la laisse du chien !

Éclairage de vélo : être vu et bien voir
Photo : iStockphoto

Au paradis de la noirceur

Quel que soit le système que vous choisirez – et vous aurez l’embarras du choix -, assurez-vous qu’il soit de bonne qualité. Orienté vers le sol, le faisceau lumineux doit éclairer à au moins 10 mètres devant vous et vous permettre de distinguer les objets de façon assez précise. Prêtez aussi attention à son étendue : dans certains cas, elle ne dépasse pas celle du guidon, alors qu’avec d’autres modèles, vous pourrez voir la piste cyclable sur toute sa largeur, obstacles et cyclistes inclus.

En ce qui concerne les prix, vous allez peut-être avoir un choc : ils vont de 20 $ à… 800 $. Je suis moi-même restée bouche bée il y a 15 ans après avoir payé 150 $ pour un jeu de lumières. Mais il faut considérer la dépense comme un investissement. Avec un éclairage de qualité, vous percevrez mieux la route, et les automobilistes vous verront bien aussi.

L’embarras du choix

Quand vous irez magasiner votre jeu de lumières, posez-vous d’abord cette question : piles ou dynamo ? Les cyclistes les plus écologistes optent pour la dynamo. Une fois les fils qui relient les moyeux aux lumières bien installés, le système est toujours prêt à l’emploi et efficace. Comme l’énergie produite en pédalant est transmise du moyeu à l’ampoule, on n’a pas à se soucier de recharger des piles ! C’est le cas par exemple sur les Bixi, qui sont équipés des moyeux Nexus de Shimano.

Vous souvenez-vous des dynamos qu’on mettait en marche en les appuyant sur le flanc du pneu ? Eh bien elles existent encore… Je vous en parlerai dans une prochaine chronique.

Si vous optez pour un système à piles, voici plusieurs éléments que vous devrez prendre en considération avant d’arrêter votre choix.

Piles jetables ou rechargeables ?

Si vous pédalez une heure par jour (deux fois une demi-heure) en utilisant des piles dont la durée d’autonomie est de huit heures, vous allez devoir les remplacer presque toutes les semaines… À ce compte-là, je vous conseille les rechargeables. D’ailleurs, les systèmes qui éclairent le moins et dont le faisceau est le plus étroit fonctionnent généralement avec des jetables.

Si vous optez pour des piles rechargeables, ça peut valoir la peine d’investir dans un système un peu plus haut de gamme (100 $ et plus) dont le chargeur est fourni avec elles. Ce sera ça de moins à acheter plus tard.

Combien de temps faut-il pour recharger les piles ? Huit ou trois heures ? Si le temps de charge est court, vous pourrez le faire au bureau. L’éclairage sera à son maximum pour votre retour chez vous.

Faut-il attendre que les piles soient complètement vides pour les recharger ? Ce n’est généralement plus le cas, sauf pour certains anciens modèles. Il m’est d’ailleurs arrivé, pour cette raison, de finir des randonnées dans le noir…

Il existe des systèmes qui vous permettent de choisir l’intensité de l’éclairage. Or, plus la lumière est forte, plus les piles se déchargent rapidement. N’oubliez pas non plus qu’à une température de 0 °C et moins, elles ne sont plus aussi performantes.

Éclairage clignotant ou continu ?

Le mode clignotant est surtout utile pour être vu. Pour bien voir, rien ne remplace l’éclairage en continu.

Quel système de fixation ?

Le diamètre des bagues de fixation des lumières correspond-il à celui du guidon ? Avez-vous suffisamment de place sur celui-ci pour les y installer ? Le système est-il facile à poser ? Est-il stable ou faut-il constamment resserrer les bagues ?

S’il s’agit d’un système dont les piles sont reliées aux lumières par des fils électriques – par exemple si la lumière est accrochée à votre casque -, les fils sont-ils assez longs ? Le contact électrique est-il stable, sécuritaire ? L’ensemble est-il simple à enlever lorsque vous verrouillez le vélo à l’extérieur ? Est-il encombrant ? Les boutons sont-ils faciles à manipuler ? N’oubliez pas que vous porterez certainement des gants ; vos doigts ne seront donc pas aussi agiles…

Quand vous irez magasiner dans les boutiques spécialisées, n’hésitez pas à demander conseil. Un choix éclairé vous servira longtemps !

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