Extrait : Les fêtes de Guy Laliberté

Extrait du livre La vie fabuleuse du créateur du Cirque du Soleil, de Ian Halperin, avec l’aimable autorisation des éditions Transit Médias.

Le dimanche soir, juste après la course de formule 1, Guy Laliberté recevait la jet-set dans les jardins de sa vaste demeure à Saint-Bruno. Les festivités pouvaient durer plusieurs jours d’affilée. Tout le monde était impressionné. C’était devenu un événement incontournable pour les habitués de ce genre de réceptions. Des années plus tard, Laliberté serait contraint de délocaliser sa fête dans les hangars de l’aéroport de Saint-Hubert à cause des plaintes récurrentes du voisinage, qui ne supportait plus l’incroyable vacarme.

« J’ai assisté aux meilleurs fêtes dans le monde mais je n’ai jamais rien vu de comparable », assure Myra Jones, un mannequin établi à Milan qui a pu assister à plusieurs fêtes de Laliberté. « Tout ce dont vous rêviez, vous l’aviez chez Guy, que ce soit de la drogue, du sexe ou bien sûr la meilleure musique jouée par des DJ célèbres venus spécialement d’Europe ou des États-Unis. »

Laliberté employait du personnel pendant des mois pour préparer ce grand rendez-vous des célébrités. Un de ses amis, «  Jake  » , se souvient de la présence de Robert De Niro en 2001. L’acteur américain était de passage à Montréal pour tourner The Score , qui s’avéra être par la suite le dernier film du légendaire Marlon Brando, décédé trois ans plus tard d’une fibrose pulmonaire. De Niro, qui avait la réputation d’aimer les belles femmes noires, vécu probablement l’un des meilleurs moments de sa vie ce soir-là. « Guy avait invité de sulfureuses créatures noires pour répondre aux critères de la star, des strip-teaseuses, des prostituées et des top models, explique Jake. Il aime faire tout et n’importe quoi pour satisfaire ses convives. Il veut être certain qu’ils passeront un moment inoubliable en venant chez lui. S’il sait que l’un de ses invités de marque apprécie le vin italien, par exemple, il s’arrangera pour faire livrer les bouteilles les plus chères, que vous ne trouverez bien évidemment jamais en magasin à Montréal. Il prête attention aux moindres détails dans tout ce qu’il fait, pour ses fêtes comme pour son Cirque, sans jamais faire de compromis et sans jamais se préoccuper de ce que ça lui coûte. » […]

La maison de Laliberté à Saint-Bruno, située sur le flanc de la montagne, était un bijou architectural. Il y avait des œuvres d’art dans chaque pièce. Son système de sécurité était l’un des plus sophistiqués au monde, muni de sondes, de caméras vidéo et d’un système d’alarmes qui se déclenchait en un éclair au moindre mouvement suspect à l’intérieur comme à l’extérieur. Laliberté avait son propre lac privé et d’immenses jardins avec des rangées de grands arbres plus que centenaires. Les invités de plus petit calibre devaient signer une entente de confidentialité avant d’être autorisés à entrer. De magnifiques femmes d’un peu partout sur la planète étaient présentes, tout comme bon nombre d’hommes d’affaires, de personnalités du showbiz ou de stars du divertissement. Les festivités se prolongeaient habituellement durant plusieurs jours, jusqu’à ce que le maître des lieux ordonne à son personnel d’activer le système d’arrosage, signal que la fête était officiellement terminée.

« La première fois que je suis allée à la maison de Guy, j’ai cru être au paradis », raconte «  Abby », une effeuilleuse de Las Vegas pourtant coutumière de la folie des grandeurs. « Tout était si raffiné, si étudié. Je suis allée dans des demeures somptueuses dans les Hamptons, à Long Island, ainsi qu’en Grèce et à Saint-Tropez, mais je n’ai jamais rien vu d’aussi incroyable que le manoir de Guy. C’était comme être au cœur d’une des plus belles merveilles du monde. »

« Tout était permis. J’ai tripé pendant quatre jours. Il y avait des tentes, des roulottes et des chambres aménagées pour dormir. D’autres étaient mises à disposition pour celles et ceux qui voudraient avoir des relations sexuelles. Il y a d’ailleurs eu de nombreuses orgies. J’en sais quelque chose parce que j’ai passé un bon moment avec un couple de riches Géorgiens. Ils expérimentaient des jeux sexuels et ils m’ont utilisée comme cobaye jusqu’à la fin du séjour. Nous nous sommes également beaucoup drogués. C’était une sacrée expérience. » […]

Comme le voulait la tradition, Laliberté se mettait en scène au petit matin suivant le début de la fête. C’était sous un tonnerre d’applaudissements qu’il apparaissait sur une plate-forme surélevée pour être vu de tous. Il était torse nu, laissant apparaître sur son dos un énorme tatouage qui en surprenait plus d’un. Rapidement, de sa bouche sortait des flammes, comme lorsqu’il n’était qu’un simple amuseur public aux débuts des années 1980. Il rendait ses spectateurs complètement hystériques. Suivaient de talentueux jongleurs, clowns et acrobates, mais aussi des masseuses et des diseuses de bonne aventure. La foule répondait par des clameurs. Laliberté n’avait pas son pareil pour tenir les gens en haleine avec une telle intensité. Il n’avait rien perdu de sa superbe et de son énergie sur scène. « Quand Guy apparaissait et qu’il exécutait son incroyable numéro de cracheur de feu, nous devenions tous fous », se souvient «  Ginette », une assidue de ses fiestas. « Personne n’était en reste, tout le monde s’éclatait. Ça nous montrait combien notre hôte était doué artistiquement. Il y avait la drogue, le sexe et tout le reste, mais ce que je retiens aujourd’hui, c’est vraiment le numéro de cracheur de feu de Guy. C’était à la fois beau et spectaculaire. » […]

Un homme d’affaires célèbre à Montréal déclare qu’assister à la réception de Guy a été l’un des moments forts de sa vie. Trois ans avaient été nécessaires avant d’obtenir le précieux sésame par l’intermédiaire d’un de ses proches en contact avec Laliberté. Il se rappelle que des gens avaient afflué toute la nuit. Dès qu’il était arrivé, il avait été impressionné par le moindre détail. « J’ai beaucoup voyagé dans ma vie, mais je n’avais jamais vu rien de tel. À vrai dire, je serais resté un mois si j’avais pu, tellement c’était bien. L’ambiance était tout simplement fabuleuse. Il se passait des trucs fantastiques absolument partout, il suffisait de se retourner. Je fumais occasionnellement du cannabis mais, cette nuit-là, j’ai dû me faire une douzaine de joints. Il faut dire qu’ils étaient distribués comme des bonbons. Je me suis également fait plusieurs lignes de coke. Ça ne me posait pas de problèmes de me droguer dans pareil environnement. Je me sentais bien. Il m’a fallu plusieurs semaines pour m’en remettre, mais je ne regrette absolument rien. Ça a été la plus grande nuit de toute ma vie. » […]

Il arrivait que les invités apportent des cadeaux à Laliberté. Mais il n’aimait pas ça. Le plus souvent, il les refilait à d’autres. Son plaisir à lui, c’était de donner et de regarder les gens s’éclater. « Guy arborait toujours un large sourire quand il constatait que ses invités prenaient du bon temps, confie un ami proche de Laliberté. Il n’aime pas recevoir, il aime juste donner, des émotions notamment. Je me rappelle le jour où l’une de ses bonnes copines qui vivait à New York l’a appelé pour lui annoncer qu’elle ne viendrait pas à sa fête parce que ses finances étaient trop serrées. Il lui a dit qu’il comprenait. Mais le jour J, il a fait venir une limousine chez elle et lui a offert un billet d’avion en première classe et de quoi s’offrir une tenue de soirée pour qu’elle puisse venir malgré tout. Toutes les personnes qui connaissent bien Guy vous diront qu’il n’est jamais aussi excité que lorsqu’il sait qu’il va combler ou rendre quelqu’un heureux. Quand vous passez la porte de chez lui, peu importe d’où vous venez, il vous traite comme un roi ou une reine. »

La fin de la première partie de la fête était signalée par les stries rosées dans le ciel annonçant le lever du jour. Ne restaient sur place que les amis du cercle très intime de Guy. Tous se connaissaient très bien. Les réjouissances se poursuivaient durant de longues journées, accompagnées de musique, de rires et autres bonnes bouffes dans une ambiance plus cosy.

« J’ai noué des contacts que je garderai toute ma vie, dit Denis. Je ne sais pas comment Guy est parvenu à rassembler autant de personnes d’horizons si éloignés. Ça me dépasse complètement. Un après-midi que nous étions tous là à boire au soleil, j’ai fait la connaissance d’une Équatorienne. Elle m’a dit qu’elle avait rencontré Laliberté à Las Vegas, lors d’un petit-déjeuner à la suite duquel ils étaient devenus bons amis. Guy est l’une des rares personnes qui peut, en moins de cinq minutes, faire connaissance avec chacune des personnes présentes dans une pièce et se rappeler des noms de tout le monde ensuite. Il aime sincèrement les gens. C’est l’une de ses plus grandes qualités. »

Laliberté résuma un jour que ses somptueuses fêtes étaient un hommage qu’il rendait aux gens qu’il invitait. Il voulait qu’ils goûtent au sentiment de liberté des années 1960, avec un zeste de modernisme en prime. « Il a pris un risque colossal avec tout ce sexe, cet alcool et cette dope », reconnaît «  Ted », un des nombreux amis de Laliberté. « Ça aurait pu lui péter à la gueule si facilement. Il aurait suffit d’une overdose ou d’une plainte pour viol pour qu’il soit traîné devant la justice. Mais les dispositions qu’il avait prises pour éviter que cela n’arrive sont inimaginables. Bien sûr, il avait plein d’agents de sécurité et du personnel en faction un peu partout, mais il était absolument impossible de tout surveiller. Il se contentait de faire confiance aux gens, et force est de constater qu’ils ne l’ont jamais déçu. Je n’ai même jamais vu de bagarre éclater alors que des tas de types venaient avec leur épouse et faisaient de l’échangisme ou s’amusaient avec d’autres femmes. Tout était permis et personne ne semblait protester. »


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Une autre amie de Laliberté se remémore le jour où elle lui avait demandé s’il avait l’intention d’organiser ce genre d’événements encore longtemps. Il s’était étiré le bras derrière la tête en regardant le ciel et lui avait répondu : « Jusqu’à ce que je n’aie plus de pouls. » La femme en question, qui faisait partie de l’équipe de planification des fêtes de Laliberté, s’était couchée près de lui toute nue. Mais, si elle était dans la mire sexuelle de la majorité des hommes présents, elle n’était pas, selon elle, dans celle de Laliberté. « Tout le monde pense que Guy couche avec toutes les femmes sur lesquelles il porte son regard. Peut-être, mais pour ne parler que de ma propre expérience, je suis amie avec lui depuis presque neuf ans et pas une seule fois il n’a dépassé les limites. Il me traite simplement comme une reine. Bien sûr qu’il couche avec beaucoup de femmes. Mais, et vous, si vous aviez son argent et son pouvoir ? Et puis, il est faux de penser qu’il couche avec toutes les femmes qu’il rencontre. Bon nombre d’entre nous sommes uniquement ses amies intimes, celles qu’il appelle tous les ans pour l’aider à organiser la fête. Ce que je peux vous dire, c’est qu’il sait comment s’y prendre, il n’essayera jamais quoique ce soit avec une partenaire potentielle qui ne serait pas consentante. Il a de la classe. Je lui suis extrêmement reconnaissante pour cela. »

L’une des histoires les plus bizarres que j’ai trouvées par hasard en faisant mes recherches pour ce livre est celle d’un modèle de Los Angeles qui avait dépensé toutes ses économies pour venir assister à la partie. Elle avait dû attendre trois ans avant de découvrir son nom sur la liste des invités de Laliberté. Elle s’était liée d’amitié avec un producteur d’Hollywood qui avait été, un temps, assez proche du propriétaire du Cirque du Soleil. Elle raconte qu’elle s’était offert quatre ensembles de créateurs, une mise en plis dans le salon où se rend Paris Hilton à Beverly Hills et s’était fait refaire les seins pour six mille dollars. Tout ça, sans compter le billet d’avion, les frais d’hôtel et de voyage, etc. Elle s’était présentée à Saint-Bruno avec des cicatrices et des marques rouges sur sa poitrine fraîchement remodelée. Elle aurait dépensé vingt mille dollars en tout. De retour à L.A., la semaine suivante, elle avait envisagé de remplir un dossier de mise en faillite personnelle. Mais sa malchance allait tourner, à la suite, justement, de la rencontre de la bonne personne lors de l’événement.

« J’ai entendu tellement de choses incroyables à propos des fêtes de Guy Laliberté, dit-elle. Il fallait absolument que mon nom figure sur la liste des invités pour au moins l’une d’entre elles. Quand mon ami producteur, qui le connaissait, m’a appelée pour me prévenir, j’ai passé des semaines à me préparer. Je voulais me faire remarquer. Je voyais ça comme étant l’occasion de ma vie. Je voulais qu’on se retourne sur mon passage. Alors j’ai investi tout l’argent que je possédais, j’ai utilisé toutes mes cartes de crédit. Quand je suis arrivée à la fête, c’était au-delà de tout ce à quoi je pouvais m’attendre. J’ai rencontré Guy et c’était super, il était tellement terre à terre. Le retour à la réalité a été difficile. Je venais de me ruiner pour une seule nuit de folies. Quand je suis revenue à Los Angles, je n’étais même pas en mesure de rembourser mes dettes. Mais deux semaines plus tard, un homme à qui j’avais donné ma carte de visite m’a téléphonée. Je lui avais parlé pendant plus d’une heure de mon désir de faire mes premiers pas comme actrice. Il m’avait informée qu’il produisait des films publicitaires pour un important réseau de télévision. Il m’appelait donc pour m’inviter à passer l’audition pour une annonce d’un nouveau produit de soins capillaires qui devait être diffusée sur une chaîne nationale. J’ai décroché le contrat et j’ai été très bien payée, en tout cas assez pour éponger mes dettes et pour mettre un peu d’argent de côté. Peu de temps après, j’ai obtenu un rôle dans une série. Ma carrière était lancée parce que j’avais pris le risque de faire le voyage à Montréal pour assister à la fête de Guy, quitte à me ruiner. Avec le recul, je considère c’est la meilleure décision professionnelle que j’aie prise dans ma vie. »

Alors que des milliers de personnes profitaient des soirées fastueuses de Laliberté, une question restait en suspens : combien tout cela coûtait-il ? On trouve sur Internet des rumeurs sur le montant des frais engagés, variant de centaines de milliers de dollars à dix millions de dollars. Plus crédible, un ancien patron du Cirque affirme que les fêtes de Laliberté font partie des dépenses de marketing de l’entreprise et que la facture se chiffre habituellement à environ trois millions de dollars. Ce qui représente pour Guy un judicieux investissement.

« À ce jour, aussi stupéfiantes que ses fêtes puissent être, je suis persuadé qu’elles n’auraient jamais eu lieu si Guy n’avait pas estimé au préalable qu’il pouvait compter sur un important retour sur son investissement, dit l’ancien patron. Ça n’enlève rien à ses qualités d’organisateur de soirées. Ce type est incomparable ! Il est meilleur que Hugh Hefner et que n’importe quel planificateur de soirées de remise des Oscars. Alors, comment peut-il en retirer de l’argent ? C’est simple. Il invite les personnes les plus influentes de la société et les plus riches de la planète et il les traite comme des rois. De retour dans leur pays, ils parlent de Guy et de son étonnante hospitalité et quand le Cirque part en tournée dans le monde, il est accueilli à bras ouvert et cela garantit son succès. C’est un plan marketing brillant et un bel exemple de gestion de réseau. Alors, oui, je peux m’asseoir ici, vous regarder dans les yeux et vous dire qu’il fait ça parce qu’il a bon cœur, qu’il adore offrir du bon temps aux gens. Mais il le fait avant tout pour ce que ça lui rapporte. Personne, pas même Guy, ne fait quoi que ce soit sans attendre quelque chose en échange. En l’occurrence, il le mérite, ne serait-ce que parce qu’il a rendu des tas de gens heureux. Les sourires sur les visages sont la preuve que toutes ces extravagances en valaient la peine, que cela ait coûté trois millions ou cent millions de dollars. »

Le goût de Laliberté pour les fêtes dispendieuses se perpétue à chaque première de spectacles du Cirque du Soleil, à l’occasion desquelles il organise d’étincelants lancements. En novembre 2008, alors que les États-Unis subissaient déjà le ralentissement économique, Laliberté n’épargna aucune dépense pour la première du spectacle Criss Angel Believe . Après avoir investi cent millions de dollars, rapporte-t-on, pour produire ce show orchestrant la rencontre du magicien Criss Angel et du Cirque, Guy Laliberté déboursa un autre demi-million pour organiser une fête d’ouverture digne de ce nom. L’entrée était gratuite pour les trois mille détenteurs de billets qui avaient assisté aux représentations de 19h et de 22h ce jour-là. Les gens ressortaient avec un cadeau-souvenir, un collier de chien sur lequel était gravé « Believe ». De nombreuses stars étaient également présentes, parmi lesquelles la playmate Holly Madison, par ailleurs petite amie d’Angel, et Mike Tyson, l’ancien champion du monde de boxe dans la catégorie poids lourd. Une fête à couper le souffle. Les invités se voyaient offrir gracieusement des massages, du tabac aromatisé dans un salon de narguilés, des ensembles de maquillage de MAC et des cigares importés. Des boîtes de chocolat aux couleurs cramoisies étaient distribuées. Chacune des mignardises était emballée dans du papier doré et argenté avec l’inscription « Criss Angel Believe ». Des buffets étaient dressés près de la piscine. Y étaient servis du bar mariné dans une sauce miso, de la paella aux fruits de mer et des portions entières de bifteck. On trouvait également du foie gras et du saumon fumé pour rester fidèle aux racines canadiennes-françaises du Cirque. […]

Les réceptions somptueuses de Laliberté étaient, en quelque sorte, des réminiscences des fêtes somptueuses que donnaient les aristocrates sous l’Empire romain. Ils recevaient des milliers d’invités qui se gorgeaient de vin et se remplissaient la panse de spécialités exotiques, tel que du loir farci. Le cirque et les spectacles de gladiateurs, dans lesquels des esclaves entraînés combattaient jusqu’à la mort, étaient à l’époque les divertissements préférés des Romains. « Il n’y a véritablement que deux choses que le peuple désire ardemment, du pain et des jeux », affirmait le poète Juvénal, peut-être le dernier grand satire romain à la fin du premier siècle de notre ère. Les gens auraient fait n’importe quoi pour assister à ces événements populaires afin de s’évader de leur vie quotidienne. Exactement comme les foules qui viennent aux shows du Cirque du Soleil.

Au début, Laliberté réussissait à organiser ces fastueuses réceptions sans trop de difficultés. Mais ces dernières années, les fêtes à Saint-Bruno furent plus chaotiques. « Il devait faire face aux menaces répétées des voisins et de la police, explique un ami proche. Il a donc déplacé sa fête annuelle du début de l’été à l’aéroport de Saint-Hubert, et plus récemment, il l’a limitée à un cercle d’intimes durant le week-end du Grand Prix du Canada, qui ne figure pas, en 2009, au calendrier du Championnat du monde de Formule 1. Par ailleurs, fatigué des plaintes précédentes, il veillait dorénavant à ce qu’aucune drogue ne soit ostentatoire et resserrait la bride sur l’organisation. On est aujourd’hui bien loin des grands excès. »

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