Festival TransAmériques – « Trust » ? Pas sûr !

Photo : Heiko ShaferDe la grande visite hier pour l’ouverture du Festival TransAmériques : la Schaubühne de Berlin avec Trust, de l’auteur metteur en scène Falk Richter et de la chorégraphe Anouk van Dijk.

En gros, ça dit que quand l’économie boite, le couple claudique. Pourquoi pas ? Il est vrai qu’une crise financière mondiale finit par peser sur le portefeuille de l’amour. À la Schaubühne, on se veut critique, politique, lucide. Mais voilà : la démonstration se fait ici à coups de concepts creux et de phrases vides qui se veulent définitives.

De la grande visite hier pour l’ouverture du Festival TransAmériques : la Schaubühne de Berlin avec Trust, de l’auteur metteur en scène Falk Richter et de la chorégraphe Anouk van Dijk.

Photo : Heiko Shafer

Photo : Heiko Shafer

En gros, ça dit que quand l’économie boite, le couple claudique. Pourquoi pas ? Il est vrai qu’une crise financière mondiale finit par peser sur le portefeuille de l’amour. À la Schaubühne, on se veut critique, politique, lucide. Mais voilà : la démonstration se fait ici à coups de concepts creux et de phrases vides qui se veulent définitives. Qu’est-ce que l’auteur nous dit de neuf et par le truchement de quels personnages ? D’abord, y a-t-il des personnages ? Et où est passée l’émotion ? Oh, il y a de l’ironie bien sûr, le texte amuse parfois, mais il est à la fois si léger et si faraud qu’à son contact on ressent un grand vide.

Interminable (1 h 45) – commencé avec 10 minutes de retard par-dessus le marché –, le spectacle est par moments si bavard que je n’avais plus l’énergie de lire les surtitres – je rappelle que le spectacle est en allemand – qui, placés trop hauts, déconnectent le regard de ce qui se passe sur le plateau, où s’anime pourtant du beau monde qui croit, plus que moi, à ce qu’il fait.

Dans le programme, on parle « d’une interrelation si achevée entre la danse et le théâtre », hum, je dirai simplement qu’on n’a aucun mal à distinguer les comédiens des danseurs et vice-versa. Si, dans Trust, le théâtre ne m’a guère impressionné, la danse ne m’a pas non plus trop remué.

Bref, un spectacle volatil, à l’esthétique comme on en voit souvent, dont l’un des meilleurs éléments reste la musique, livrée en direct par son compositeur Malte Beckenbach.

Mais pour vous partir un festival de théâtre et de danse, la Schaubühne, c’est quand même bien trouvé. Et la salle était ravie. Et moi content d’entamer mon petit marathon.

Théâtre Jean-Duceppe (Place des Arts), à Montréal, le 27 mai, 514 844-3822, 1 866 984-3822.

 

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