FIN : apocalypse en douceur

Jamais n’aura-t-on vu un film aborder la fin du monde de façon aussi anodine, avec si peu d’effets spéciaux, de scènes apocalyptiques et de violence.

Fin, du réalisateur espagnol Jorge Torregrossa, mise avant tout sur le mystère. Résultat : un film dont on se lasse bien vite sitôt qu’on a compris le modus operandi.

D’anciens camarades de classe se réunissent dans un chalet pour célébrer les 20 ans de leur graduation. Ce qui s’annonce comme un weekend de beuverie, de partage de souvenirs et, parfois, de règlements de compte, se transforme en cauchemar. Un à un, les personnages disparaissent sans laisser la moindre trace.

Adapté du roman de David Monteagudo, Fin aurait tout aussi bien pu être écrit par Stpehen King. Le mystère, l’angoisse de ne pas savoir, l’horreur tapie dans tous les recoins, tout rappelle certains romans du maître américain de l’horreur. À une différence près : Fin est sans intérêt. Les dialogues sont creux, les personnages n’ont aucune profondeur. Et, plus gros défaut encore, pas un mot à propos de ce qui se passe sur la planète et sur les raisons qui font que tout le monde a disparu.

À noter, la bande annonce est plus intéressante que le film. Ne vous laisser pas berner…