Fou Brach des Francouvertes

Le concours-tremplin de la musique émergente fête cette année ses 20 ans.

Philippe Brach (Photo: Nina Konjini)
Philippe Brach, gagnant des Francouvertes de 2014. Ce tremplin de la musique émergente lui a ouvert les portes de la maison de disques Spectra, où il a déjà lancé deux albums. (Photo: Marc-Étienne Mongrain)

Les concours sont des rouages importants pour la découverte musicale francophone. Dans un Club Soda bien rempli, en mai 2014, le jeune auteur-compositeur-interprète Philippe Brach était couronné grand champion du réputé concours musical Les Francouvertes, recevant ainsi une série de prix, dont le gros lot de 10 000 dollars. Depuis ce saut sur le tremplin de la musique émergente, Brach a signé avec la maison de disques Spectra et y a déjà fait paraître deux albums. Cerise sur le gâteau, il a été élu Révélation de l’année au dernier gala de l’ADISQ.

Reconnaissant, le chanteur a récemment écrit un mot de remerciement aux Francouvertes, que l’organisation a publié sur sa page Facebook: «En me donnant 10 000 dollars, vous avez déclenché un engrenage dont vous n’avez pas fini de recevoir les écrous au visage!» y disait Brach.

Destinée aux groupes francophones du Canada — mais la très grande majorité des participants sont du Québec —, l’aventure des Francouvertes, c’est justement ça pour les artistes: l’espoir de s’intégrer dans les rouages de l’industrie musicale, de recevoir une bourrasque d’encouragement, de trouver des oreilles attentives pour leur musique. Et la beauté de la chose, c’est que parfois ça marche, et plutôt bien. Pensez aux Sœurs Boulay (gagnantes en 2012), au groupe rap Dead Obies (finaliste en 2013), à Bernard Adamus (gagnant en 2010), à Damien Robitaille, à Loco Locass, aux Cowboys Fringants ou à Karkwa, pour qui les Francouvertes ont été importantes.

Cette année, le «concours-vitrine de toutes les musiques», dirigé par Sylvie Courtemanche, fête ses 20 ans. Dans les dernières années, la grande patronne a dû adapter les règlements aux nouvelles façons de faire des artistes, des maisons de disques, et même du public. Avec entre autres comme objectif de rester crédible et de ne pas plébisciter un artiste pour qui l’«engrenage est déjà déclenché», pour reprendre les mots de Philippe Brach.

Mais au bout du compte (et c’est un des atouts de ce concours), c’est la foule présente qui détient la clé du pouvoir. À chacun des sept soirs de la série préliminaire — qui se déroulera tous les lundis du 15 février au 28 mars —, le public et un jury de l’industrie se partagent à parts égales le poids du vote. Ce sera la même chose pour les demi-finales des 11, 12 et 13 avril, ainsi que pour la grande finale du 9 mai. Parce qu’après tout, un artiste a beau plaire à l’industrie, ce sont les mélomanes qui auront toujours le dernier mot. Et vive les écrous!

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