Fous de Dieu

Parmi les quelques titres lâchés par le service des communications du prochain Festival TransAmériques (à Montréal, du 24 mai au 9 juin) pour affrioler l’amateur : un canon, Sur le concept du visage du fils de Dieu.

Lors des représentations à Paris, l’automne dernier, des catholiques intégristes ont perturbé le déroulement des représentations de la pièce jugée « christianophobe ». Et ta sœur ? Sous prétexte de vouloir défendre « l’honneur du Christ  », les fondamentalistes ont dénoncé, sans l’avoir vu, « le caractère obscène et blasphématoire » du spectacle de Romeo Castellucci. Merci au FTA de défendre la liberté d’expression en regardant l’art dans les yeux.

Photo : Klaus Lefebvre

La pièce met en scène un père et son fils se mesurant, jusque dans ses aspects les plus triviaux, au déclin physique induit par l’âge devant un portrait géant du Christ peint par Antonello de Messine. On prie déjà pour avoir une place. (Théâtre Jean-Duceppe, du 31 mai au 3 juin.)