Francis d’Octobre, agent double

Quand il réalise des albums et joue de la batterie ou des percussions pour d’autres artistes, il s’appelle Francis Roberge, mais quand il chante ses propres chansons et qu’elles accrochent l’oreille, c’est Francis d’Octobre qui s’amène.

Quand il réalise des albums et joue de la batterie ou des percussions pour d’aut
photo : Yannick Grandmont

CHANSON / AGENT DOUBLE

Ces temps-ci, il y a une effervescence autour de Bobby Bazini (vous ne pouvez pas le rater, on entend beaucoup «I Wonder») et de Francis d’Octobre qui lançait, en janvier dernier, un album pop-rock, Ma bête fragile, écrit, composé, arrangé, mixé, réalisé par lui-même. Multi-instrumentiste (quel auteur-compositeur ne l’est pas de nos jours?), finaliste au Festival international de la chanson de Granby en 2007 et aux Francouvertes en 2009, le Drummondvillois a étudié la batterie au cégep de sa ville et les percussions latines à l’Université du Québec à Montréal.

On l’a vu aux côtés de Catherine Major, avec laquelle il s’est produit en duo, et au sein du groupe Les Tireux d’roches. Il s’appelle Francis Roberge quand il réalise des albums pour d’autres ou qu’il se fait batteur percussionniste pour Louise Forestier, et se transforme en Francis d’Octobre quand il chante ses textes. Son talent d’auteur grelotte encore, mais ses mélodies ensorcellent l’oreille dès les premières notes. À suivre.

Francis d’Octobre, Cabaret de la dernière chance, à Rouyn-Noranda, le 29 avr., 819 762-9222; Cabaret Juste pour rire, à Montréal, le 6 mai, 514 790-1245.

www.francisdoctobre.com

AUSSI:

Patrick Watson. On n’aurait écrit que la chanson The Great Escape – que l’on entend, par Élie Dupuis, dans le film Maman est chez le coiffeur, de Léa Pool – qu’on s’en péterait les bretelles jusqu’à la fin de ce siècle. Patrick Watson (nom de l’auteur-compositeur-interprète et de son groupe formé en 2001) en a réussi plusieurs autres, certaines que l’on peut entendre sur le récent album, Wooden Arms. Le quatuor pose sa propre étiquette: il fait de la «science-fiction-folk». Bien trouvé.

Patrick Watson & The Wooden Arms, salle Desjardins, à Rimouski, le 21 avr., 418 724-0800 ; salle de spectacle Jean-Marc Dion, à Sept-Îles, le 22 avr., 418-962-0100; Théâtre de Baie-Comeau, le 23 avr., 418 295-2000; L’Impérial de Québec, le 25 avr., 418 643-8131; Église Sainte-Rose, à Laval, le 4 mai, 514 790-1245.

Peter Gabriel. On se satisferait de sa voix avec un peu de musique autour. D’un autre côté, au prix qu’il demande pour les billets (de 55$ à 199$, avant les frais de service), il a intérêt à en mettre plein les mirettes. Dernier album: Scratch My Back. L’enregistrement de reprises est en général le fait d’artistes dans un creux de vague. Lui, cela s’entend, y a mis son exigence.

Peter Gabriel, Centre Bell, à Montréal, le 28 avr., 514 790-1245.