Fruitier, le maître de musique

Dans un spectacle confectionné sur mesure pour lui, Edgar Fruitier rencontre les fantômes de ses compositeurs préférés: Bach, Mozart, Beethoven et Satie. Un texte de Normand Chaurette.

Edgar Fruitier, le comédien, on n’y a jamais vraiment cru (si ce n’est du temps de Loup-Garou dans Le pirate Maboule à la télé). Mais le mélomane, c’est une autre histoire. Il a permis à plusieurs profanes d’apprivoiser la musique classique. En en parlant avec clarté et sans démagogie.

C’est dans son propre rôle (qu’il devrait jouer justement!) qu’il retrouve la scène. Dans Edgar et ses fantômes, spectacle écrit pour lui, Fruitier, dont la discothèque compte au-delà de 53 000 disques, converse avec les fantômes de ses compositeurs préférés: Bach (Vincent Bilodeau), Beethoven (Sylvain Massé), Mozart (André Robitaille) et Érik Satie (Jean Marchand, aussi bon comédien que pianiste), l’extravagant Français qui se présentait ainsi: «Je m’appelle Érik Satie comme tout le monde.»

Normand Chaurette, qui n’est pas le premier auteur venu – également grand traducteur de Shakespeare – soigne le texte, qui ne devrait pas être en reste d’intelligence et de poésie, tandis que le comédien Normand Chouinard, qui s’adonne de plus en plus à la mise en scène, dirige le spectacle, qu’une particularité distingue des autres: la participation d’un orchestre de 24 musiciens mené par Jean-Pascal Hamelin.

Edgar et ses fantômes, Monument-National, à Montréal, du 8 au 25 sept., 514 871-2224; salle Louis-Fréchette (Grand Théâtre de Québec), du 26 au 28 janv. 2011, 418 643-8131.