Géraldine et VioleTT Pi : à voir pour rire et se les bouger

Une fille, un gars, deux fous. D’un côté, Géraldine, à qui le maillot va si bien ; de l’autre, VioleTT Pi, qui rit dans notre barbe. Le 10 février à la Maison de la culture Maisonneuve.

Formée en arts visuels, l’auteure-compositrice-interprète Géraldine crée ses propres vêtements que je ne verrais pas ma tante Yolande dedans, joue de l’archet sur un ventilateur avant de lâcher, les dents collées sur les pales (j’exagère, je fais comme elle), des paroles qu’on se demande parfois si ce sont toujours des paroles. Esthétique de bric et de broc, mais vraie présence sur scène. Accompagnée de musiciens qui changent de nom – les Gym Corcoran, Léopards Cohen ou Pratiques Watson – comme de cagoules,  menés par l’auteur-compositeur-interprète Navet Confit, lui même inventeur d’un univers vrillé d’absurde et de dérision, Géraldine donne dans la chanson tendance humoristico-trash, peut-être pas immédiatement sympathique, mais creusant sa place. Musicalement, je ne sais pas trop comment définir la chose : de la pop expérimentale, de la post-pop, de l’antipop, de la poptididou?

Comme les testicules, Géraldine ne vient pas seule à la fête. Elle fait la paire avec aussi fêlé qu’elle : VioleTT Pi , groupe « électroclash vocal francophone » constitué autour de l’auteur-compositeur-chanteur Karl Gagnon. Des chansons qui s’égaillent hors de toute norme, s’écrivant en toute liberté, compilant un paquet d’humeurs musicales. Sur scène, le zig et son band déchirent le plafond.

Photo : Mylène Meunier

Bref, deux artistes impossibles à circonscrire, mais qui ébranlent les fondations, voire les fondements.

Une présentation des Francouvertes dans le cadre de la série Révèle la relève. À la Maison de la culture Maisonneuve, « salle de type cabaret avec un service de bar ». Oui, un verre peut être utile pour absorber le spectacle ! 514 872-2200.

* * *

À voir : un court métrage de quatre chansons de VioleTT Pi. Irrésistible.

 

 

 

Laisser un commentaire