Harvest Breed : ça accroche !

Photo : LePigeon

Après trois albums sous l’improbable nom de Jake and the Leprechauns, les six musiciens de Sherbrooke changent d’identité et empruntent celle d’un comics américain de Batman (2001), si ce n’est d’une chanson de Nick Drake (Pink Moon, 1972) : Harvest Breed. Sous cette bannière, les gars lancent aujourd’hui Everything Changes entre rythmes syncopés et tensions douces.

Permettez-moi, avant de continuer, d’émettre un commentaire, même si je vous entends me dire : « Reviens-en avec ta marotte… » Ben oui, ma marotte, plutôt cette petite frustration que je ressens quand des francophones s’abandonnent à l’anglais. Je sais bien que les gars chantent en anglais depuis leurs débuts et que leur public dépasse nos frontières, mais j’insiste : le français demande-t-il trop d’efforts ? Il est vrai qu’imaginer en français les lignes de l’addictive chanson « Don’t Give up on Me » ne nous convainc pas que la poésie serait au rendez-vous : « Visions of you in the morning / Drinking tea in the garden / Feet in the cool grass. » Alors, va pour l’anglais.

Frustration avouée (à moitié pardonnée ?), je m’empresse d’ajouter que l’album est excellent. La voix de Charles-Antoine Gosselin, partant tantôt du ventre, tantôt de la tête, câline tout sur son passage. Non seulement Gosselin sait chanter, mais il sait composer et nous draper dans ses tapisseries sonores ; Philippe Custeau sait écrire ; les musiciens savent jouer. L’album contient des ballades folk-pop qui ne vous lâcheront pas de sitôt. Everything Changes donne le goût de prendre la route, de baisser la glace côté passager, de mettre le volume à fond et d’appuyer sur la pédale d’accélérateur. Pour que le paysage change.

J’aime beaucoup la chanson-titre, « After Dinner Meditation », « If You Come Home », « We Were Famous and We Kicked Walnut Leaves » et « Dont’t Give up on Me » que voici :

 

 

 

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