HUMOUR / Je ne verrai pas Martin Petit

Comme je l’écrivais il n’y a pas si longtemps : « C’est peut-être à l’heure actuelle l’humoriste le plus conscientisé. Sur scène, très à l’aise dans son tête à tête avec le public, aussi bon acteur que scripteur, il lance ses vannes débitrices d’un discours façonné par l’analyse. On rit beaucoup, mais on n’a pas honte. »

Mosus de mautadine, il m’est impossible d’assister à la première du spectacle de Martin Petit à Montréal (le même soir Châtelaine fête ses 50 ans : qu’un magazine québécois atteigne le demi-siècle, c’est aussi rare qu’une actrice sans Botox, il faut aller voir le résultat de près). Mais je regrette de rater Petit : j’aime bien cet humoriste socialement engagé que j’ai découvert grâce à son blogue, alors que je n’en lis jamais ! C’est dire sa force d’attraction, malgré ses difficultés avec les verbes à l’infinitif (« je n’ai jamais cessé d’y pensé ») et au passé composé (« que mon père a grandit »), entre autres débraillés orthographiques.

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Comme je l’écrivais il n’y a pas si longtemps : « C’est peut-être à l’heure actuelle l’humoriste le plus conscientisé. Sur scène, très à l’aise dans son tête à tête avec le public, aussi bon acteur que scripteur, il lance ses vannes débitrices d’un discours façonné par l’analyse. On rit beaucoup, mais on n’a pas honte. » Je n’affirme pas que Martin Petit réinvente la poésie, je ne prétends pas qu’il est assis à la droite du Père (Yvon Deschamps, indétrônable), je déclare qu’il a une bonne connaissance des principaux enjeux sociaux, qu’il est doué pour les commenter et, mieux encore, qu’il sait en jouer pour faire rire.

À propos de son troisième spectacle solo, Le micro de feu, il a dit, je ne sais plus où : « Pensez à un tabou, n’importe lequel, j’en parle. » À la suite d’un sondage éclair, il en a répertorié 70, qu’il passe au crible. La politique, la religion, l’éducation des enfants, le suicide, la sexualité des aînés…

Un extrait : « Un clitoris, ça sert à rien, tu peux pas transporter des tables avec un clitoris. Un clitoris, c’est un chihuahua rose qui veut toujours prendre des marches. »

Le micro de feu, Monument-National, à Montréal, du 5 au 7 oct., 514 871-2224 ; salle J.-Antonio-Thompson, à Trois-Rivières, le 8 oct., 819 387-9797 ; salle André-Mathieu, à Laval, le 10 oct., 450 667-2040 ; salle Albert-Rousseau, à Sainte-Foy, du 21 au 23 oct., 418 659-6710. Toutes les dates sur son site.

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Bonjour M.Ducharme.

Si j’en juge par ce que je viens d’écouter, sur YouTube, vous n’avez pas à être désolé de rater un tel déploiement de vulgarité, et de plus les mots se bousculent à la sortie (de sa bouche).

Je le laisse volontiers à ses admirateurs…..

C’était mon opinion….:) (nétiquette?????)

C’est vraiment très dommage pour sa blonde, que Martin Petit ne sache pas l’utilité du « Clitoris »… Il a peut être le micro en feu, mais pour d’autres habiletés, il n’est pas vraiment « hot » ( y compris la conjugaison des verbes…)