Des cadeaux pour les musicophages

Vous voulez gâter un proche qui vit avec des écouteurs vissés dans les oreilles ? Voici quelques suggestions.

Des disques pour l’oncle qui aimerait continuer à écouter de la musique de jeunes

On a tous un oncle (le masculin est utilisé pour alléger le texte et inclut les tantes) dont la collection de disques était à l’époque un florilège de ce qu’il fallait écouter. Aujourd’hui, il a su rester cool, mais il n’a plus trop le temps de fouiller et il se sent un peu dépassé. Aidez-le à se tenir à jour avec ces quelques disques «branchés».

Alt-J – An Awesome Wave – Un premier album impressionnant, juste assez étrange, juste assez accrocheur, qui mélange folk, prog, électro et rock. C’est intello, mais ça se danse.

Tame Impala – Lonerism – Un disque fort en guitares qui fuzzent et en moments psychédéliques qui lui fera revivre ses années 1970, tout en restant dans les années 2000.

Louis-Jean Cormier – Le treizième étage – Il a probablement adoré Douze hommes rapaillés. Il y a donc de bonnes chances qu’il craque aussi pour le disque solo du réalisateur de l’hommage à Miron. Surtout qu’il est vraiment très bon.

Un livre pour le musicien philosophe

Vous avez un intello à gâter ? Ne cherchez pas plus loin, et allez-y pour le livre Quand Platon écoute les Beatles sur son iPod.

Le recueil propose une série de textes sur les liens entre la musique populaire et la philosophie, rassemblés par Normand Baillargeon et Christian Boissinot. Une grande variété de philosophes et de musiciens sont abordés, allant de Wagner, Nietzsche et Iron Maiden à Frank Sinatra, Richard Séguin et David Hume.

Petite mise en garde, cependant. Si certains auteurs font l’effort d’être accessibles, d’autres lancent plutôt ce genre de phrases :

Je crois que l’effet Larsen produit par les amplificateurs modélise la transformation ontologique à l’oeuvre dans la musique rock.

Construite autour de concepts baroques (rhizome, ritournelle, déterriorialisation, reterriorialisation, devenir-animal, machines délirantes, etc.), la vision du monde qu’il propose repose encore sur ce qu’il appelle un empirisme transcendantal.

Pardon ? Remarquez, c’est peut-être moi qui suis un peu bête. J’ai des études en musique et en journalisme. Ça donne ce que ça donne.

Mais si votre philosophe musicien est habitué à ce genre d’écrits, il va avoir beaucoup de plaisir.

Un billet pour aller danser dehors

Quand ils sont enfants, on passe notre temps à les envoyer jouer dehors. Maintenant qu’ils sont plus vieux, on peut les envoyer danser dehors avec une passe pour l’Igloofest.

Rendez-vous hivernal des danseurs et des amateurs de musiques électroniques, l’Igloofest propose encore cette année une programmation des plus relevées, oû se côtoient les DJs internationaux et le meilleur des artistes locaux.

Vous pouvez offrir la totale avec l’Igloopass (120 $), qui donne accès aux 12 soirées, ou y aller avec l’Iglooweekend (40 $) qui donne accès aux trois soirées d’une fin de semaine précise.

Un DVD du meilleur concert d’adieu au monde

Avec son groupe LCD Soundsystem, James Murphy est devenu en quelques années un chouchou des amateurs de musique dansante et intelligente, et l’un de ceux qui a donné un sens à la musique des années 2000. Après trois disques, il a décidé de «tirer la plogue».

Le coffret de trois DVD Shut up and play the hits documente le dernier concert, au Madison Square Garden.

On y trouve un documentaire aussi bien fait que touchant, qui alterne des moments de la journée de James Murphy, le lendemain du  concert, avec des images du concert lui-même et des extraits d’une entrevue avec un journaliste aux questions tortueuses.

Les deux autres disques offrent la captation complète du spectacle, qui totalise près de quatre heures. Les invités sont nombreux (Arcade Fire est du nombre), c’est somptueusement filmé et la musique n’a jamais été aussi bien jouée.

Le chant du cygne volontaire d’un artiste qui émeut par son humanité. Parfait pour quiconque traverse une crise de la trentaine (croyez-en mon expérience).

Un bon vieux «mixtape» pour celui ou celle que vous aimez

Avec l’arrivée du CD est disparue la belle tradition des mixtape, ces cassettes où l’on mettait une sélection de chansons pour quelqu’un de particulier. Le mixtape, c’était une façon de se livrer, grâce à la musique des autres.

Nul besoin de ressusciter la cassette (svp, laissez-la dans son cercueil de plastique) pour ramener le mixtape à la vie. Une clé USB et des mp3s peuvent faire le même travail.

Et pour un petit surplus de nostalgie, il y a la clé USB déguisée en cassette.

Laisser un commentaire