Ils avaient choisi Price depuis longtemps

C’était clair. Lors de la conférence de presse au cours de laquelle ils faisaient le bilan de la saison, l’entraîneur Jacques Martin et le directeur-général Pierre Gauthier préparaient déjà l’opinion publique. Ils allaient échanger Jaroslav Halak. Qu’il soit le joueur le plus populaire auprès des amateurs leur importait peu. Ils avaient choisi Carey Price, depuis longtemps.

Canadien de Montréal : Ils avaient choisi Price depuis longtemps
Photo : Gene J. Puskar/AP/PC

Halak était battu d’avance. Il avait beau multiplier les miracles, encaisser année après année les humiliations, l’organisation avait choisi. Et ce n’était pas lui leur choix. Halak a eu beau battre à lui seul les Capitals de Washington et les Penguins de Pittsburgh, rien n’y fit. « Ils » avaient choisi Price.

Halak a eu beau permettre au club d’amasser des millions lors des séries éliminatoires, il n’avait pas la confiance des patrons.

Les experts commentateurs patentés et les dirigeants du Canadien défileront devant les micros pour expliquer la « logique » de cet échange. Leur stratégie? Faire taire les « émotifs » qui n’acceptent pas la transaction, vanter les mérites des deux joueurs inconnus obtenus en échange de Halak. À leurs yeux, les fans n’y connaissent rien. Et, se disent-ils, ils oublieront vite et continueront d’acheter des produits dérivés.

L’échange de Jaroslav Halak démontre encore une fois le mépris du public qu’affiche sans vergogne l’organisation. Guy Carbonneau était un entraîneur adulé par le public et incarnait la « tradition ». Ils l’ont chassé de Montréal, cavalièrement. Les Montréalais s’étaient pris d’affection pour Jaroslav Halak ? On s’en débarrasse à la première occasion, même si cela provoque la colère du public.

La transaction ajoute une pression énorme sur les épaules du présumé « joyau » Carey Price, un gardien qui tarde à remplir ses promesses. À son tour de « livrer ». Il a le champ libre…

 

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