Ines Talbi : mascotte principale ?

J’ai eu beau éplucher, jusqu’à m’en faire une salade, le livret accompagnant l’album d’Ines Talbi, Boarding Gate, je n’ai jamais trouvé l’ingrédient capital, soit les auteurs et les compositeurs des morceaux. C’est ennuyeux de ne pas savoir qui féliciter. Je découvre dans le communiqué de presse qu’Ines Talbi est auteure-compositrice (et interprète, ça s’entend).

À la place de la chanteuse, j’aurais sacrifié quelques remerciements, il y a une centaine de noms cités (sont-ce ses amis Facebook ?), pour mentionner mes faits d’armes. Ou peut-être aurais-je dû comprendre que l’expression « mascotte principale » associée à son nom dans la partie des « crédits » – « Ines Talbi : voix, glockenspiel, percussions, mascotte principale » – signifiait qu’elle signait paroles et musique. La Bruyère disait : « Vous voulez m’apprendre qu’il pleut ou qu’il neige ; dites : Il pleut, il neige. »

Cela posé, le disque est bon, même s’il ne réinvente pas le bouton à quatre trous côté folk-pop ; on y passe un très agréable moment avec une voix qui sait y faire. Une seule chanson en français, « Derrière la pluie ». J’en aurais pris d’autres. Mais ça, c’est ma marotte…

Née à Montréal de parents tunisiens, Ines chante au sein des Marjo’s – le pendant, avec de plus belles jambes, des Gerry’s – et du groupe de l’acteur multidoué Emmanuel Schwartz, Nobody Nose. Sa sœur, Elkahna, propulse du slam sous le nom de Queen Ka.

 

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