Isabelle Blais et Pierre-Luc Brillant se minouchent

L’autre jour, autour d’une table, des amis et moi nous demandions, sans que cela indispose notre ingestion d’aliments, ce qu’il advenait d’Isabelle Blais, saprée actrice (elle a beaucoup donné dans Borderline, film de Lyne Charlebois, d’après le roman de Marie-Sissi Labrèche) et chanteuse joueuse au sein du groupe Caïman* Fu. Quelqu’un mentionna l’avoir vue l’an dernier dans Le prix à payer, de Deborah Chow, dans lequel elle joue une femme qui a perdu son bébé. Et moi de rappeler, en people averti, que la comédienne avait accouché en 2009 d’un petit garçon prénommé Lewis. Bouche bée de la tablée.

Eh bien, voici la belle maman avec Pierre-Luc Brillant sur la scène de la Petite Licorne : ils  jouent, chantent, se caressent  et peut-être même se dandinent. Brillant, que plusieurs ont découvert dans C.R.A.Z.Y., de Jean-Marc Vallée, qui était également de la distribution de Borderline, est lui-même membre d’un groupe de country, Les Batteux-Slaques, qui ne s’embarrasse pas de polir son langage : il chante des tounes de cul (« La grosse torche », « La graine à mon beau-frère »). Peu raffiné, mais assez jouissif.

Bref, Pierre-Luc et Isabelle se minouchent dans Midsummer (une pièce et neuf chansons), de David Greig, auteur d’une trentaine de pièces, dont on dit qu’il est « une figure clé de la dramaturgie écossaise ». Eh bien, cela nous fera de la conversation.

Pitch de la pièce : Helena, une avocate spécialisée en divorce récemment larguée, rencontre Bob, un petit mafieux, de surcroît gratteux de guitare. Ils se rencontrent tellement qu’ils se retrouvent dans le même lit, soûls, en route pour une histoire à rebrousse-poil des comédies romantiques attendues.  Tentant, non ? Mes amis et moi irons après le digestif. Traduction d’Olivier Choinière ; mise en scène de Philippe Lambert.

Midsummer, La Petite Licorne, à Montréal, du 5 mars au 13 avril, 514 523-2246. [La pièce sera présentée avec surtitres anglais les 23 et 30 mars, 6 et 13 avril.]

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* Le « i » de Caïman, ici même coiffé d’un tréma, devrait plutôt porter deux points, l’un au-dessus de l’autre, à la verticale. Mais comment réussir cette acrobatie avec un clavier qui ne prend pas de drogue ? C’est comme le pianiste turc Fazil Say qui souhaite voir écrire son prénom sans point sur le i. Je veux bien, mais dis-moi comment faire, monsieur Say !

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