Jane Birkin, arrête un peu !

• Jane Birkin se produira au Métropolis, « formule Grand Cabaret » (qu’est-ce que ça veut dire ? pourquoi les majuscules ?), le 8 décembre. Prions Gainsbourg pour que les musiciens n’ensevelissent pas la voix de p’tit oiseau de la chanteuse !

Je regarde le programme des concerts de la série Jazz à l’année présentée par le Festival international de jazz de Montréal et je souris en coin (essayez, c’est pas facile) en lisant que le 8 décembre, « Jane Birkin Sings Serge Gainsbourg ‘‘via Japan’’ » [j’imagine que ça leur aurait écorché la gueule de dire la même chose en français. Mais là n’est pas mon propos.] 

Je regarde le programme des concerts de la série Jazz à l’année présentée par le Festival international de jazz de Montréal et je souris en coin (essayez, c’est pas facile) en lisant que le 8 décembre, « Jane Birkin Sings Serge Gainsbourg ‘‘via Japan’’ » [j’imagine que ça leur aurait écorché la gueule de dire la même chose en français. Mais là n’est pas mon propos.]

Photo : Franck Laguilliez

La belle chanteuse-actrice, ou vice-versa, revient avec une 108e exploitation du répertoire de Serge Gainsbourg – son fonds de commerce – qu’elle a déjà pourtant traité à toutes les sauces, même arabo-andalouse (Arabesque). Ne manqueront plus, après ce « via Japan », que l’inuktitut et le langage de signes.

Aux FrancoFolies de Montréal, en 2009, j’ai vu Birkin qui, s’affranchissant de son cher Cherge, venait offrir quelques textes de son cru, pas mal troussés d’ailleurs, heureusement découverts sur son album Enfants d’hiver, car sur la scène du Théâtre Maisonneuve, complètement enterrée par ses musiciens, la chanteuse était inaudible, qui plus est insupportable en gamine minaudante pas peu fière d’annoncer qu’elle portait, à 62 ans (l’âge qu’elle avait lors du spectacle), les vêtements de l’une de ses filles – j’ai oublié laquelle. Bravo pour vos habits, Jane, mais on eut préféré saisir quelques mots de vos chansons.

Installée en France depuis plus de 40 ans, cultivant au-delà du bon sens un accent improbable, promenant son sempiternel jean et ses manières qui sentent la fabrication, Jane persiste et signe dans le rôle de la petite chose fragile – heureusement non dénuée d’humour – qui a besoin d’amour comme tout le monde.  Comme Gainsbourg (1928-1991), qui ne ratait pas son autoportrait : « Je suis petit voleur, grand faussaire, flambeur, vitriolé, dépressif, pessimiste forcené, fier, indélébile, maladroit, addict et violent. » Il s’excusait de ses défauts par la provocation, l’excès d’alcool et des chansons inoubliables. En tout cas, Birkin ne les oublie pas.

Ce qu’on aime vraiment chez Jane Birkin, ce sont ses engagements nombreux, spontanés et sincères (à la suite de la catastrophe nipponne, elle a donné un concert à Tokyo afin de recueillir de l’argent pour Médecins du monde)… et sa fille Charlotte.

• Jane Birkin se produira au Métropolis, « formule Grand Cabaret » (qu’est-ce que ça veut dire ? pourquoi les majuscules ?), le 8 décembre. Prions Gainsbourg pour que les musiciens n’ensevelissent pas la voix de p’tit oiseau de la chanteuse !

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Une autre bonne nouvelle TVA. Trois excellents chanteurs, comme tout le monde le sait, jugeront les auditions des candidats de Star Académie (à compter du 2 octobre)  : Patrick Huard, Gregory Charles et Stéphane Laporte. Les femmes étaient toutes occupées ?


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Si ma mémoire est bonne, elle avait pourtant largé son Cherge bien avant la mort de ce dernier, un peu comme Margaret avec son PET.