Karim Ouellet, un renard sucré

Des Karim Ouellet, il n’y en a pas des tonnes. En fait, il n’y en a probablement qu’un seul. Il a une voix bien à lui, pour chanter des mélodies qui ne rappellent personne d’autre au Québec, sur des musiques comme on en fait peu ici.

(Vous ne connaissez pas Karim Ouellet ?
Mon compère de blogue André Ducharme
le rencontrait en août dernier.
Relisez son texte
pour comprendre la personnalité atypique de Ouellet et revenez.

Cette critique va vous attendre…)

Karim Ouellet est un grand maître dans l’art de manier le sucrier. Du sucré, il y en a sur Fox, son nouvel album . La pop est partout et l’accrocheur est à tous les détours, mais jamais au détriment de la qualité et de la recherche. Du sucré, oui. Du mal de cœur ? Jamais.

Les arrangements fourmillent de mille richesses et trouvailles, avec des cuivres, du bidouillage, des claviers et des guitares. On mélange avec brio les influences, de Bon Iver à Vampire Weekend en passant par… Karim Ouellet.

Vous pouvez vous passer et repasser les chansons de l’album sans en épuiser la substance : ici, pop ne rime pas avec facile à outrance.

À l’instar du renard qui lui donne son titre, nous avons affaire ici à un disque rusé qui trouvera assurément un moyen de vous prendre dans ses crocs. Croyez-moi, vous ne vous en plaindrez pas.

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