La fièvre électro

Malgré une industrie en mutation, le Piknic Électronik ne connaît pas la crise, plus d’une décennie après ses débuts.

La DJ Mistress Barbara au Piknic Électronik du parc Jean-Drapeau. (Photo: Michel Legault)
La DJ Mistress Barbara au Piknic Électronik du parc Jean-Drapeau. (Photo: Miguel Legault)

Le temps, parfois, passe vite comme le tempo de la musique électro. Cet été, par exemple, marque la 14e saison de Piknic Électronik, qui permet aux amateurs montréalais du très large univers musical électronique de profiter en plein air d’une trame sonore rythmée, et même de danser sous la grande sculpture de métal d’Alexander Calder, qui trône fièrement au parc Jean-Drapeau, où se déroule l’activité.

Frère estival d’Igloofest, Piknic Électronik se met en branle tous les dimanches de l’été, et même jusqu’au début de l’automne, car la programmation prend fin le 2 octobre. Situé à un jet de pierre de la ville, le quartier général de la rencontre offre un environnement agréable, verdoyant, avec vue sur Montréal. Il y a pire endroit à fréquenter pour ses activités dominicales! Chaque jour de Piknic, de quatre à six artistes viennent présenter leur travail, que ce soit de la musi­que techno, électro, house, dance et leurs diverses variantes, des plus minimalistes aux plus énergiques.


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Malgré une industrie en mutation, cette petite entreprise ne connaît pas la crise. Au début des festivités, le 22 mai, exactement 13 591 personnes ont franchi les tourniquets, un record. «On pensait avoir atteint un sommet à l’ouverture de l’an dernier avec près de 12 000 personnes, mais ce nouveau record surpasse même la plus grosse soirée connue à Igloofest pendant l’hiver!» se réjouissait Nicolas Cournoyer, directeur général de l’organisation, dans une communication officielle.

Même que la marque Piknic Électronik rayonne maintenant au-delà de Montréal, les instigateurs de la manifestation culturelle ayant depuis quelques années déployé des antennes à Barcelone, Lisbonne, Santiago, Melbourne, Sydney et même Dubaï. Universelle, la musique électro?

À Montréal, il en coûte de 11 à 15 dollars pour accéder aux lieux, et les plus fidèles peuvent opter pour des abonnements de saison. Un truc pour tâter le pouls sans payer un sou: le Piknic tiendra des soirées gratuites aux Jardins Émilie-Gamelin, au cœur de Montréal, le 28 juillet et le 25 août.

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LAT_10_musique_photoverreBoire écolo?

Boire de façon responsable, on connaît l’idée, et on l’applique souvent (parfois). Mais boire de manière écologique? Au cours des dernières années, les festivaliers ont commencé à voir apparaître dans les manifestations culturelles comme Osheaga ou Piknic Électronik des verres de plastique rigide, réutilisables et lavables. À sa première consommation, le mélomane assoiffé donne en général deux dollars en consigne pour le verre, et récupère son argent à son départ. Il peut aussi garder le verre en souvenir. Lancée il y a trois ans, l’entreprise Écocup Québec affirme qu’en 2015 environ 500 000 de ses contenants ont été utilisés, remplaçant 4,6 tonnes de verres jetables.