La recette secrète d’Anne-Élisabeth Bossé

On ne devient pas LA vedette de l’heure par hasard. La comédienne avait un plan! 

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Anne-Élisabeth Bossé. (Photo: Bertrand Calmeau)

C’est son année. Et elle l’a mérité. Au cours des prochains mois, il sera difficile de ne pas voir Anne-Élisabeth Bossé, de la promotion 2007 du Conservatoire d’art dramatique de Montréal. D’ailleurs, on l’a déjà beaucoup vue: pendant la diffusion des Jeux olympiques, Radio-Canada a passé 2 395 fois environ la publicité sur Les Simone, première télésérie où elle tient le rôle principal. «Je suis une charrue», y disait-elle avec le talent unique qu’on commence à lui reconnaître, glissée dans la peau d’une trentenaire d’aujourd’hui en pleine crise existentielle.

Et ça continue. À V, Anne-Élisabeth est l’une des têtes d’affiche de Ça décolle!, une demi-heure de sketchs mettant en scène le personnel d’une compagnie aérienne (mercredi à 19 h).  À Télé-Québec, elle est encore de la série rigolo-absurde Les Appendices (neuvième saison) et sera de retour à Radio-Canada dans Les pays d’en haut, en janvier.

Ah oui! Un peu plus et on oubliait qu’elle est aussi de la distribution cinq étoiles de 9: Le film, œuvre chorale présentement en salles et réalisée par neuf metteurs en scène, dont Ricardo Trogi et… Marc Labrèche.

On ne devient pas LA comédienne de l’heure par hasard. Anne-Élisabeth avait un plan, par étapes, que voici:

1. Jouer dans un film de Xavier Dolan… et voler le show.

Son rôle: Dans Les amours imaginaires (2010), une fille obsédée qui explique en détail à la caméra son obsession maladive pour son ex.

2. Jouer dans une série télé adorée de ceux qui n’écoutent jamais la télé québécoise… et voler le show.

Son rôle: Dans Série noire (2014), une prostituée prénommée Charlène qui fait au personnage principal une gâterie de son cru (explication plus bas, 18 ans et plus seulement) et lance pour le même prix une nouvelle expression: crossetette ou crosse-tète.

3. Jouer dans une télésérie d’époque à gros budget… et voler le show.

Son rôle: Dans Les pays d’en haut (2016), une villageoise nommée Caroline Malterre qui n’existait pas dans la version originale.

Anne-Élizabeth Bossé dans le rôle de Caroline Malterre. (Photo: Radio-Canada)
Anne-Élisabeth Bossé dans le rôle de Caroline Malterre. (Photo: Radio-Canada)

Pas de doute: le plan d’Anne-Élisabeth Bossé fonctionne à merveille…