La vie de Brian Epstein, le «cinquième Beatle», en roman graphique

Le « cinquième Beatle » ? Dans ma tête et mon cœur, ce sera toujours George Martin, le génial réalisateur. Mais pour le scénariste Vivek J. Tiwary, le titre revient sans conteste à Brian Epstein.

Gérant du groupe, c’est lui qui les a découverts alors qu’il jouait dans un petit club de Liverpool. Du fond de la cave humide qu’était le club The Cavern, il a mené les Beatles au sommet des palmarès et à la conquête de l’Amérique, d’abord, puis du monde.

Tiwary a dévoilé il y a quelque jours The Fifth Beatle, un roman graphique (comprenez :  « une bande dessinée pour adulte ») relatant la vie mouvementée d’Epstein.

Magnifiquement illustrées par Andrew Robinson et Kyle Baker, les quelques pages mises en ligne sur le site officiel du projet mettent l’eau à la bouche.


Forcé de cacher son homosexualité en public, tout en la vivant ouvertement avec ses proches, victime de problèmes de jeu, Epstein est mort d’une overdose à l’âge de 32 ans, en 1967.

Après sa mort, force est de constater que les Beatles ont emprunté une pente descendante, faite de chicanes, de déchirements et de choix artistiques où l’on sentait le groupe divisé. Pensons aux mille directions que prend l’album blanc.

« Je ne me suis jamais fait d’illusions sur notre capacité à faire quoi que ce soit d’autre que de la musique », dira John Lennon. « Après la mort de Brian, j’étais apeuré. J’ai pensé, ‘On est crissement dans le trouble.’ » (« We’ve f-ing had it now. »)

Le roman graphique n’est même pas encore sorti (il le sera quelque part en 2013) qu’une adaptation cinématographique est déjà prévue.

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