La vitrine du livre

De la guerre civile au Rwanda à l’échec de l’éducation au Nunavik, du polar environnemental à la bande dessinée sur le mode de l’autodérision…

D’une page à l’autre, un monde à lire avec notre chroniqueuse Martine Desjardins.

Infos
Fermer
Plein écran
      Dans la même catégorie
      Boutique Voir & L'actualité

      Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

      1 commentaire
      Les commentaires sont fermés.

      Il est important de garder en mémoire le fait que l’éducation en pays autochtone est basée sur un curriculum de la société dominante et ne correspond généralement en rien à la culture des Inuits. Tout comme d’autres secteurs, l’éducation est coloniale et vise à l’assimilation des jeunes autochtones à la société dominante – la preuve c’est qu’on cesse l’enseignement en inuktitut dès la quatrième année et que si on veut aller à l’université, il faut aller au « sud » ou à l’étranger – il n’y a pas d’université dans le nord canadien (contrairement aux pays scandinaves qui ont une université au nord, ainsi que le Groenland, à Nuuk). Le Nunavut vit un peu la même situation et ils ont demandé au juge Berger d’étudier la question et il a soumis un rapport il y a quelques années sur les améliorations à apporter au système éducatif. Il y a évidemment la tension entre promouvoir sa propre culture et ses traditions d’une part et, d’autre part, avoir accès aux possibilités d’emplois à l’échelle nationale et internationale. Mais, le problème demeure clairement que l’éducation en pays autochtone au Canada est avant tout coloniale et ne répond pas aux besoins des élèves qui doivent fréquenter ces écoles, d’où évidemment le très haut niveau de décrochage scolaire.