L’allumette suédoise

Anne Sofie von Otter chante et Brad Mehldau l’accompagne. On est dans les hauteurs.

Dans son livre de souvenirs amoureux, La malédiction Hilliker, l’écrivain de polars américain James Ellroy écrit fantasmer sur le corps de la cantatrice Anne Sofie von Otter, blonde autant que suédoise. De quoi donner envie d’aller entendre la mezzo-soprano de plus près.

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Longiligne (1,80 m) et racée, douée dans plusieurs langues, elle a chanté Mozart, Berg, du rock, des airs de Noël, Elvis Costello, Abba, Tom Waits… Ça fait beaucoup, mais le mélange des genres coule dans sa gorge comme un petit jésus en culotte de velours. Sa voix chavire, console, materne. Et quand elle chante en français, on tombe (écoutez-la chez Ferré ou Barbara).

Accompagnée par le pianiste, compositeur et arrangeur Brad Mehldau, avec lequel elle a enregistré Love Songs [un double CD sur lequel on retrouve sept pièces composées par Mehldau sur des poèmes de Sara Teasdale (1884-1933), ainsi qu’un florilège de chansons françaises, américaines, anglaises et suédoises], la belle madame a choisi d’interpréter, pour son concert à Montréal, Grieg, Sibelius, Brahms et Richard Strauss, mais aussi Michel Legrand, Joni Mitchell, Lennon/McCartney et Mehldau, bien sûr.

• Théâtre Maisonneuve (Place des Arts), à Montréal, le 23 février, 514 842-2112.


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