L’autre 1% de l’industrie du disque

Depuis 10 ans, le chiffre des ventes de disques est aussi prévisible qu’un album de reprises : toujours moins élevé que l’année précédente et un peu plus que celle qui vient. Aujourd’hui, il se vend pour ainsi dire deux fois moins d’albums (physiques et numériques) par année qu’en 2000.

Depuis 10 ans, le chiffre des ventes de disques est aussi prévisible qu’un album de reprises : toujours moins élevé que l’année précédente et un peu plus que celle qui vient. Aujourd’hui, il se vend pour ainsi dire deux fois moins d’albums (physiques et numériques) par année qu’en 2000.

Depuis le début de 2012, la seule production ayant trouvé plus d’un million d’acheteurs est 21, d’Adele, dont il s’est écoulé 3,67 millions d’exemplaires. Pas mal… pour une œuvre sortie en 2011. Lionel Ritchie, qui reprend ses vieux succès, occupe la deuxième place, et la quatrième est tenue par une compilation de feu Whitney Houston. Bref, un début d’année qui ne passera pas à l’histoire. Or, dans le contexte actuel, un ou deux CD qui cartonnent peuvent avoir un effet important.

Il faut savoir que jusqu’à 80 % des ventes de nouveautés aux États-Unis dans une année ne s’appliquent qu’à… 1 % des albums, soit les plus populaires. Au Canada, ce chiffre oscille généralement entre 60 % et 70 %. Et quand ce 1 % n’est pas au rendez-vous, ça peut faire mal. En 2005, par exemple, les actions de la maison de disques EMI ont chuté à la Bourse quand les groupes Coldplay et Gorillaz ont chacun reporté la sortie de leur CD. L’an dernier, plusieurs analystes ont attribué à Adele le mérite d’une première hausse des ventes de disques aux États-Unis depuis 2004. Lui demander de réussir l’exploit une deuxième fois serait peut-être un peu exagéré.