L’autre Leonard

Leonard Cohen ne voulait pas exposer ses pastels, fusains, aquarelles. Son fils l’a convaincu de les montrer. Le Musée des beaux-arts de Sherbrooke propose une cinquantaine d’œuvres.

Leonard Cohen ne voulait pas exposer ses pastels, fusains, aquarelles. Son fils
Leonard Cohen. It Was a Hat, n.d., impression numérique

EXPOSITION / L’AUTRE LEONARD

Intronisé au temple de la renommée du rock’n roll en 2008, Leonard Cohen s’est depuis engagé dans une tournée mondiale. À 75 ans, ce lecteur attentif de la Bible, dont on trouve des échos dans les chansons, promène sa voix qui semble surgir de la terre. Ne l’attendez pas au vernissage de son exposition. Il a longtemps hésité avant d’accepter de montrer les preuves de son talent d’artiste visuel, jugeant que, vu son nom, les médias s’intéresseraient plus à son travail qu’à celui des véritables peintres trop souvent boudés par la presse. Mais poussé par son fils Adam, il a fini par consentir à exposer ses essais picturaux qu’il qualifie de «décoration acceptable». Cette fois, c’est au Musée des beaux-arts de Sherbrooke que Cohen prête une cinquantaine d’autoportraits, de portraits de femmes et de natures mortes. Pastels, fusains, aquarelles et images créées par ordinateur.

L’exposition Leonard Cohen, Musée des beaux-arts de Sherbrooke, du 19 juin au 3 oct., 819 821-2115.