Laval : une expo sur le thème de la banlieue

Aujourd’hui, la banlieue concurrence la ville sur tous les plans — y compris dans le secteur culturel. Voilà ce que cherche à illustrer l’exposition Banlieue ! Ordre et désordre, présentée par la Maison des arts de Laval.

Il est loin le temps où banlieue rimait d’abord avec dortoir, et où il semblait impensable d’y mettre sur pied un projet artistique le moindrement excitant. Aujourd’hui, la banlieue concurrence la ville sur tous les plans, y compris dans le secteur culturel.

Culture

Voilà ce que cherchent à illustrer les commissaires de Banlieue ! Ordre et désordre, une exposition conçue par la Maison des arts de Laval, à l’occasion du 50e anniversaire de la plus grande des banlieues québécoises. Jusqu’au 30 août, on y met en valeur le travail d’écrivains et d’artistes visuels qui entretiennent un lien avec la banlieue — ils y ont grandi, ils y travaillent, ils y vivent.

Les thématiques des œuvres présentées sont d’ailleurs typiquement banlieusardes. Avec Le gazon est toujours plus vert chez le voisin, Stéphanie Beaulieu explore notre tendance à nous comparer continuellement aux autres. Au cœur de son installation : un échantillonnage des pelouses de ses propres voisins !

Labspace Studio, un duo d’artistes de la banlieue de Toronto, présente quant à lui Empty(ing) Nest («vider le nid»), mettant en vedette un véritable couple de Lavallois qui se départit de nombreux objets après que ses enfants ont quitté la maison. Une «œuvre» participative qui trouvera son aboutissement dans une authentique vente de garage, le 30 août !

Il faut aussi souligner la vidéo Break Down, réalisée par Gwenaël Bélanger. Une prouesse de modélisation 3D qui montre, notamment, la fragilité de l’utopie entourant la maison familiale.

Côté textes, l’expo Banlieue ! Ordre et désordre propose les récits, poèmes et réflexions de huit écrivains, dont Bertrand Laverdure, Simon Boulerice et Marie-Hélène Sarrasin, laquelle écrit : «nous ne voulons plus dormir / nos cris dans le vent / gonflent les abris Tempo / oubliés dans le printemps».

Autant d’incursions dans un imaginaire où la banlieue devient personnage, rassemblées dans une élégante publication qu’on pourra se procurer à la Maison des arts de Laval.

À la salle Alfred-Pellan de la Maison des arts de Laval, jusqu’au 30 août. Entrée libre.

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