Le bum des Bougons

Mi-ours mal léché, mi-ado indolent, François Avard est le digne géniteur de la série Les Bougon, qui fait exploser les cotes d’écoute à la SRC. Mais il y a autre chose derrière le masque.

Papa Bougon incarne ses frustrations, le gros Junior, ses «moments caves» et ses maladresses avec les femmes, tandis que «mononque» symbolise son désir de réussir. Et Dolorès la pute? «Ma soif de liberté totale», laisse tomber de sa voix monocorde François Avard, auteur de la subversive télésérie Les Bougon, c’est aussi ça la vie!

Silence. Bouffée de cigarette. Avard n’est ni volubile, ni expressif, ni extraverti. Ni d’un abord facile. «Bien des gens pensent que je suis un air bête qui ne parle pas au monde et qui est sauvage. Je dégage ça.» Son frère, Martin, atteste: «François est grognon et bourru. Le vrai Bougon, c’est lui.»

Gouaille à la Pierre Falardeau, dégaine à la Serge Gainsbourg. Avachi sur une chaise droite au milieu du grenier qui lui sert de bureau, l’homme de 37 ans affiche son petit sourire de bum. Sa longue mèche blonde rejetée en arrière et son faciès fuyant lui donnent l’air de Bibi, la marionnette extraterrestre d’une série pour enfants. Mais le regard bleu métal vous ramène sur terre: cet homme ne vous fera pas de quartier.

À ses pieds, Legros assiste à la rencontre. «Ce chat le suit absolument partout», raconte sa belle brune d’origine française, Fabienne Cortes, coscénariste de Ramdam. «François travaille avec lui sur ses genoux. Ils sont inséparables.» Les deux sont de la même race, croit son ami l’humoriste Martin Matte. «François a tout du félin: discret, méfiant, rusé et indépendant.»

Une bouffée de cigarette plus tard, l’auteur poursuit son idée. «Dolorès est tellement malheureuse! Quand tu es libre au point de n’avoir rien à quoi t’accrocher, tu t’accroches à n’importe quoi.» Du Avard tout craché.

«François porte en lui une souffrance. C’est ce qui rend son oeuvre si puissante», observe Fabienne Larouche, dont l’entreprise, Aetios, produit Les Bougon. «C’est un enragé. Un angoissé en éternelle remise en question», dit Louise Richer, directrice de l’École nationale de l’humour, où Avard enseigne l’écriture humoristique depuis 13 ans (et où ses jugements tranchants font de lui le professeur le plus redouté des nouveaux élèves!). «C’est un être excessif, aussi: quand il consommait, il consommait d’aplomb», poursuit-elle.

Le 22 février 1995, François Avard avalait sa dernière gorgée d’alcool avant d’entrer en cure de désintoxication. Ce jour-là, le cynique a choisi de donner une chance à la vie. Elle le lui a rendu.

Chaque semaine, les Québécois – plus de deux millions de téléspectateurs en ce début d’année – se délectent des plans de fous concoctés par la très irrévérencieuse famille Bougon pour «fourrer le système». Les Canadiens anglais devraient bientôt faire connaissance, eux aussi, avec le clan: le réseau Global songe à acheter la série.

Les affreux Bougon pourraient même conquérir le monde. En décembre, le prestigieux New York Times consacrait un long papier à cette «version incorrecte de Papa a raison», vantant son audace et suggérant même qu’elle ferait rougir les mordus de la perverse émission américaine Les Simpson. Le quotidien ajoutait qu’une série mettant en vedette des gens pauvres et vulgaires serait «difficile à imaginer aux États-Unis».

Il n’en fallait pas plus pour que, le lendemain de la publication, les réseaux de télévision ABC (New York) et Fox (Los Angeles) se montrent intéressés par l’acquisition des Bougon. Sans doute Fox – qui a lancé il y a une quinzaine d’années Les Simpson, qu’il diffuse toujours – a-t-il été piqué au vif. La France serait aussi dans la course. Et un projet de film au Québec est dans l’air. Wow!

Alors, heureux? «Ouais, laisse tomber le laconique François Avard. Si ça débloquait, ça me permettrait de me constituer un coussin financier pour faire ce que j’aime: écrire.» Avard a publié quatre romans depuis 1991. L’esprit de bottine, son premier, qui aborde entre autres le suicide, est au programme dans des écoles secondaires. «Sa façon d’écrire très directe touche beaucoup les gars», fait remarquer Antonio Di Lalla, professeur de français à la retraite.

L’écrivain a eu droit, au fil des ans, à de bonnes critiques, ici et ailleurs. «L’hilarant Québécois François Avard sort un roman aussi givré que les précédents», mentionnait l’incontournable magazine humoristique français Fluide glacial à la parution du Dernier continent (1997), tandis que L’encyclopédie de l’humour français, parue en 2000, écrit à son propos: «Insolent et ravageur, il est un des humoristes québécois de l’écrit à découvrir en France.»

Marie-Claude Fortin, chroniqueuse littéraire à La Presse, voit dans le style Avard un imaginaire à la Boris Vian combiné à un humour tordu façon François Barcelo. «Mis à part une certaine surenchère de jeux de mots, il a un talent fou. Si j’étais éditeur, je ferais tout pour le garder dans mon écurie.» Jusqu’ici, le public n’a pas suivi. Tout de même, depuis Les Bougon, les ventes de Pour de vrai (Libre Expression, 2003), le plus récent livre d’Avard, ont franchi le cap des 3 000 exemplaires.

En parallèle, François Avard prête depuis longtemps ses piques à des humoristes (Martin Matte, Michel Mpambara, Louis-José Houde…). «Je l’avoue, je traînais une rancoeur. Je suis content d’avoir du succès pour moi, sans interférence.» Ce qui ne l’empêche pas, à peine sorti de l’anonymat, de se plaindre dans une récente entrevue d’être devenu «la saveur du mois» des recherchistes pour la télévision. «J’ai peur de l’orgueil, peur de m’enfler la tête, se justifie-t-il. Au lieu d’être fier, j’ai le réflexe de m’enfoncer. Bref, je gère mal le succès.»

À l’heure actuelle, l’occupation principale de François Avard pourrait être de gérer ses contradictions. Se dire anarchiste et avoir récemment emménagé dans une belle résidence bourgeoise en bordure de la rivière Yamaska, à Saint-Hyacinthe, n’est pas la moindre. «Lui qui s’identifie tellement aux défavorisés, je suis certaine que ça le brasse», dit Louise Richer.

L’intéressé jure que non. «Je ne suis pas communiste. Je n’ai jamais prêché le nivellement par le bas. Au contraire, tout le monde devrait être millionnaire. Cet argent, je ne l’ai volé à personne.»

La gloire n’est pas son ambition. La richesse encore moins. «François peut facilement vivre avec 12 000 dollars par année, estime Jean-François Mercier, coscénariste des Bougon. Il n’a aucun goût de luxe.» Vous ne le verrez surtout pas flamber son argent dans les grands restaurants. Avard n’est pas mince par hasard. «La nourriture ne lui dit rien. Je le vois parfois dîner de chips et de café. Seigneur qu’il mange mal! s’indigne en riant Louise Richer. Il ne fait absolument pas attention à lui.»

Pas de penchant non plus pour les fringues griffées: son allure d’ouvrier (t-shirt du groupe Kiss, qu’il idolâtre, chemise de chasse et bottes de travail) est devenue sa marque distinctive. Ce je-m’en-foutisme vestimentaire exaspère sa mère, Carmen Avard. «Je lui ai récemment fait cadeau de deux pantalons et deux chemises, en pure perte, dit-elle. Au début, il s’habillait ainsi par bravade. Puis la provocation s’est muée en habitude, et là il est prisonnier de son personnage.»
Sa façon de s’accoutrer et de s’exprimer en fatigue beaucoup, il le sait. «Mais je ne joue pas de game, se défend-il. Je vais tout de même faire un petit effort: je n’ai pas envie de devenir une caricature de moi-même, une sorte de Dan-Bigras-à-camisole.» Et bang! Paul Bougon ne dirait pas mieux.

«François déteste tellement ceux qui jouent aux intellos qu’il pèche par l’excès contraire», analyse son chum de longue date Mario Chabot, réalisateur de Méchant party (et qui a l’honneur de voir son nom de famille décerné au policier véreux des Bougon). «Je le soupçonne de vouloir faire oublier qu’il connaît l’oeuvre de Mozart au complet.»

Il est satisfait de une ou deux choses. Par exemple, du changement de sens du terme «bougon». «Avant, le mot décrivait un chialeux. Aujourd’hui, il désigne quelqu’un qui fraude le système.» Content aussi que sa série ait «brassé de la marde». Comprendre: bouleversé le confort et les certitudes des mieux nantis. «Socialement, Les Bougon ont crevé un gros bouton. Le message est passé: des crosseurs, il y en a des petits, mais surtout des gros.» Peu de temps après le début de la diffusion de l’émission, un site Internet faisait paraître une photo trafiquée des Bougon où les visages des personnages étaient remplacés par ceux des Charest, Martin, Marois et autres politiciens. «Je me suis dit: mission accomplie.»

Pourquoi tenir tant à choquer? «Par vengeance.» Il l’a souvent raconté en entrevue: l’idée lui est venue en 1999, lors d’une manifestation contre la faim. Un commando-bouffe avait pris d’assaut le buffet de l’hôtel Reine Elizabeth, à Montréal. Il en était. Incarcéré pendant une quinzaine d’heures, il a eu le loisir de réfléchir. «Sauf exception, les vrais pauvres étaient absents de la manif, même si plein d’affiches l’annonçaient dans le quartier défavorisé Centre-Sud, où j’habitais. Je me suis rendu compte à quel point ces gens étaient sans voix, invisibles. Avec Les Bougon, j’ai eu le goût de leur en donner une. Et d’en faire des vrais winners

Le projet atterrira un jour sur le bureau de Fabienne Larouche. «J’ai ri de l’irrévérence! Mais j’ai aussi eu un choc: c’était tellement lucide. J’ai décidé de risquer le coup.»

François Avard s’est également inspiré de ce qu’il connaissait: sa propre famille. «Attention! Chez moi, on ne buvait pas de bière au déjeuner et on n’était pas malpropres, tient-il à préciser. J’ai grandi à Saint-Hyacinthe, dans un milieu de classe moyenne. Mais il y a des points communs. Les Bougon gardent pépère; nous aussi, nous avons hébergé ma grand-mère maternelle, jusqu’à sa mort. La complicité qui existe entre Paul et sa femme, Rita, c’est celle de mes parents. Surtout, comme nous, les Bougon sont tissés serré et ils s’aiment. C’est La famille Plouffe, version trash

Sous l’enveloppe anticonformiste se cache un gars de racines et de tradition. En 2000, après avoir vécu 10 ans au centre-ville de Montréal, il revenait s’installer dans son Saint-Hyacinthe natal. «Les voisins, la pollution, les logements tout croches, j’étais tanné.» Il a décliné une offre de collaboration régulière au Journal de Montréal. Mais a dit oui au Courrier de Saint-Hyacinthe pour une «Carte blanche» mensuelle, chronique dans laquelle il se défoule à coeur joie sur les sujets de son choix.

La Chambre de commerce de la MRC des Maskoutains a salué son attachement et son talent, en janvier, en le nommant personnalité du mois, en collaboration avec Le Courrier de Saint-Hyacinthe. Lors de son passage à Tout le monde en parle, François Avard s’est dit plus heureux de ce titre que de l’effervescence suscitée par sa série à l’étranger.

C’est tout lui. «François a un côté straight, conservateur même», dit son ami Mario Chabot. Il se couche souvent à 21 h, qualifie certains world beats de «musique pour anormaux» et est incroyablement casanier. «Il serait très heureux de faire le tour du monde s’il pouvait rentrer chez lui chaque soir!» dit sa soeur d’un ton taquin.

Pour lui faire plaisir, une seule chose: des outils. «Il est fou de rénovation, confie son frère. C’est comme ça qu’il se détend. Mon père et moi, nous l’avons aidé à rénover sa salle de bains et son grenier. Il est aussi fier du résultat que de sa série télévisée!»

François Avard ne cherche pas à plaire. Mais il ne veut pas décevoir. Si vous le croisez à l’épicerie, ne lui dites pas que vous avez trouvé tel ou tel épisode moins bon: ça bousillera sa journée. Une chose le dérange encore plus, cependant: «Me faire dire: «Si tu veux des anecdotes sur les BS, viens surveiller mes voisins.» Le plus sacrant, c’est de voir les gens contents de me dire ça…»

Il ne donne pas tort à ceux qui lui reprochent d’alimenter des préjugés. «Mais on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs. J’ai voulu pousser des clichés jusqu’à la caricature pour susciter une prise de conscience sociale: si on aidait mieux et davantage les gens pauvres, on cesserait de se faire narguer comme ça. Peut-être que j’ai été idéaliste.»

Yves Boisvert, professeur d’éthique publique à l’ENAP, juge que l’auteur fait oeuvre utile en nous renvoyant nos travers. «Sa plume acerbe me rappelle celle du poète et dramaturge tchèque Václav Havel, qui est devenu président de son pays. Vous savez, ce même Havel qui a déjà déclaré que la plus grande absurdité pour un peuple était de se prendre au sérieux.»

Reste que le débarquement des Bougon à l’écran a créé une commotion. «Les flics malhonnêtes, les cochons de propriétaires, les employées des garderies qui parlent «comme des arriérées mentales de cinq ans», tous les clichés y sont. […] L’auteur a dû décrocher dès la première année de l’école secondaire!» écrivait un journaliste outré.

Ledit auteur a fait un certificat en création littéraire et un bac en enseignement du français. («J’ai enseigné un an et j’ai détesté ça. J’étais trop jeune.») «François était doué. Pas seulement en français, en sciences pures aussi», se rappelle Denis Pineault, son professeur de mathématiques en 5e secondaire, au Séminaire de Saint-Hyacinthe, collège privé pour garçons. «Il aurait facilement pu devenir un brillant ingénieur.» Mais déjà, sa passion était l’écriture. Sa mère conserve toujours sa première oeuvre, à tirage unique, Novembre. L’auteur avait 15 ans.

Au début de la vingtaine, pendant qu’il écrit L’esprit de bottine, sa blonde du moment le pousse à envoyer les sketchs qu’il concocte au Festival de l’humour québécois, diffusé sur le réseau radiophonique de Télémédia, notamment sur les ondes de CKAC. On l’engage. «C’est là qu’est née la première famille Bougon, se rappelle-t-il. Des râleurs de première. Les paroles de la chanson d’ouverture disaient: «Et voici la famille Bougon / En train de niaiser dans son salon / Des fanfarons! / Des boute-en-tron! / Voici la chic famille Bougon.» L’argent rentre. La vie de bohème s’ensuit…

Il y a un Jack Kerouac en lui, estime l’humoriste Pierre Légaré, qui collaborait au Festival de l’humour et se souvient du garçon à la tignasse orange. «François a un côté très vagabond. On le cherchait souvent. Sa mère disait: ‘Si vous le voyez, dites-lui de m’appeler.’ » Cette époque, Avard préfère la taire. «J’ai salopé des jobs. À un certain moment, je n’avais plus de réputation. Plus rien…»

En 1995, virage. «Mais j’avais la chienne de ne plus être capable d’écrire sans boire.» Alors, pour se tester, pour surnager, il accepte toutes les commandes. Y compris celle de rédiger des lettres cochonnes dans le magazine Québec érotique, qu’il signait sous le pseudonyme de Françoise Varda.

Dire qu’il a remonté la pente serait un euphémisme. Actuellement, Avard travaille de front pour quatre chaînes: il écrit Les Bougon, présentés sur les ondes de Radio-Canada; est scénariste pour Ramdam, à Télé-Québec; et chef scénariste pour Caméra café, à TVA, et pour 3 x rien, à TQS. Depuis 2001, il a raflé, en solo ou en équipe, trois Gémeaux, un Olivier et deux Félix.

Les vacances le stressent, la détente le fatigue. Jean-François Mercier ne lui connaît plus qu’un vice: le travail. L’alcoolique a cédé la place au workaholic. «S’il le pouvait, François se nourrirait par intraveineuse pour ne pas avoir à s’arrêter.» Il se lève à 4 h, s’installe à l’ordinateur, assis en tailleur, et met de la musique. Lou Reed ou Bob Dylan pour Les Bougon, Meat Loaf pour Ramdam. Il a la réputation de travailler vite et bien. Et d’en faire toujours plus que le client n’en demande. Pierre Légaré a collaboré avec lui, il y a quelques années, à une émission spéciale sur le thème de la mort commanditée par la Chambre des notaires du Québec. «L’équipe de départ tournait en rond. Nous avons fait appel à lui: il nous est revenu quelques jours plus tard avec un concept structuré et un scénario détaillé. Il m’a jeté par terre!»

Il est incapable de dire non et en accepte trop, s’inquiète Louise Richer, qui l’aime beaucoup. «Par insécurité? Je ne sais pas. Je le soupçonne de s’activer pour fuir des murmures intérieurs sombres.»

François Avard est quelqu’un de trop lucide pour être bien dans sa peau, estime Fabienne Larouche. «Il a une conscience extrême de ce que veut dire une communauté de gens qui vivent ensemble et il porte la misère humaine sur ses épaules. C’est un être éminemment tourné vers la collectivité.»

Il est également capable de beaucoup d’attendrissement. Il y aurait du missionnaire en lui. On le dit généreux de son temps et de son argent. Il a endossé la cause des Habitations l’Escalier de Montréal, qui viennent en aide à des personnes de 18 à 29 ans en difficulté. «Je rencontre des jeunes et discute avec eux. Je comprends leur état d’esprit.» Il suit aussi de près les activités de l’Association pour la défense des droits sociaux du Montréal métropolitain.

«Mais je ne suis pas un militant et je ne le serai jamais», dit avec franchise celui dont le père, autrefois technicien chez Bell, fut organisateur syndical pour la FTQ. «On me compare à Pierre Falardeau, mais on a tort. Il est bien plus engagé que moi. Je n’irais pas prononcer des discours ou me battre au front. Je n’ai pas ce courage. Moi, je suis un observateur attentif.»

Un observateur un peu fatigué de traquer la petite bête. D’écouter les bulletins d’informations en se demandant comment exploiter l’actualité pour nourrir ses scénarios «bougonnesques». «Je suis toujours en mode négatif; après un certain temps, ça devient très «plate»«, confie-t-il.

Il a envie de montrer autre chose de lui et rêve de poésie. Son prochain projet personnel sera un scénario de film. «J’aimerais émerveiller sans être gnangnan. Procurer aux gens le même éblouissement que l’a fait Le fabuleux destin d’Amélie Poulain.» Il s’endort actuellement sur Le petit Nicolas, les charmantes aventures d’un écolier écrites par René Goscinny, qu’il admire profondément.

Pour l’instant, François Avard donne l’impression d’être un insecte affolé par la lumière. «J’ai hâte que tout se calme. Hâte de revenir dans l’ombre. J’aime aider des gens qui ont du talent à donner le meilleur d’eux-mêmes. Je suis comme le professeur joué par Gérard Jugnot dans Les choristes: un passeur. C’est un rôle très noble, passeur.»

Son psoriasis lié au stress s’estompe, mais François Avard restera toujours ce qu’il est: un pessimiste prudent. «J’imagine le pire. S’il arrive, je ne serai pas pris de court. En réalité, je pense que je m’invente des problèmes pour mettre le bonheur à l’épreuve…»

 

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