Le cinéma de Beauregard

Un jour, Martin Beauregard a exposé un teddy bear géant qui arborait un museau et un sexe d’ours véritable. Cette fois, il nous montre, en photos, le déclin d’un cinéparc en Abitibi.

Un jour, Martin Beauregard a exposé un teddy bear géant qui arborait un museau e
Sans titre no 9 (détail) de la série « Drive End »

EXPOSITION / LE CINÉMA DE BEAUREGARD

Vu à la galerie L’Œil de poisson, à Québec, en 2006: Playing with Reality, installation de Martin Beauregard. Dans une pièce, le public était accueilli par une tête d’orignal empaillée et par un teddy bear géant qui semblait bien inoffensif et dont on avait envie de s’approcher. Ce faisant, on ressentait un choc véritable: le nounours qu’on aurait bien aimé caresser était constitué du museau, des griffes, des poils et de l’appareil génital d’un véritable plantigrade. Estomaqué, on avait un peu reculé, mais on en était resté épaté tout de même. On ne connaissait pas l’artiste, qui nous tendait une saprée carte de visite, où s’exprimaient ses forces: la vidéo, la photographie et la… taxidermie. Beauregard, Montréalais de 32 ans qui a exposé à Vancouver, Manille, Tokyo, nous convie à sa première exposition muséale, Drive-End 2008-2009. À l’aide d’immenses photographies (3,50 m sur 8,50 m), il documente «l’histoire de la déchéance d’un cinéparc en Abitibi». On comprendra que le cinéma constitue une part de son œuvre et de sa réflexion d’artiste.

Drive-End 2008-2009, Carré d’art contemporain au Musée des beaux-arts de Montréal, du 17 juin au 19 sept., 514 285-2000.

www.mbam.qc.ca

 

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