Le disque : «Le dernier empereur bantou», de Pierre Kwenders

Le premier album de Pierre Kwenders, révélation Radio-Canada 2014-2015, est une pièce brûlante. Un disque dont la composition en tous points maîtrisée fait mouche, entre hochements de tête frénétiques et frissons de l’âme.

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Le premier album de Pierre Kwenders, Le dernier empereur bantou, est une pièce brûlante. Un disque dont la composition en tous points maîtrisée fait mouche, entre hochements de tête frénétiques et frissons de l’âme.

Venu présenter son Afrique et sa culture à l’Occident, Kwenders fait transparaître son Congo-Kinshasa natal : rumba et soukouss congolais, airs traditionnels qui rappellent Papa Wemba, et pop africaine moderne. Le tout est habilement mâtiné de soul, d’électro, de hip-hop et d’un chant sur courant alternatif, qui le fait passer naturellement du français ou de l’anglais aux langues bantoues.

Arrivé au Québec à 16 ans, la Révélation Radio-Canada 2014-2015 (catégorie Musiques du monde) recherche le juste équilibre entre les deux mondes, une identité hybride qu’il transmet dans sa musique.

En invitant Jacobus, Baloji, The Posterz ou encore en collaborant avec Nom de Plume (Alexandre Bilodeau, ex de Radio Radio), l’artiste s’est solidement entouré. Pierre Kwenders a sculpté Le dernier empereur bantou avec un toucher d’orfèvre ; un disque combatif, émouvant, dansant, taillé aussi bien pour une écoute intimiste que pour le concert. Pourvu que ça dure.

(Pierre Kwenders / Le dernier empereur bantou / Bonsound)