Le disque : «Déséquilibre», de KPLR

Déséquilibre est un chaleureux cri des entrailles, une colère froide intermittente, qui cohabite avec des textes finement ciselés et des refrains lancinants, dit le chroniqueur Mourad Mabrouki.

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Le premier effort de KPLR (prononcer Kepler) est une plongée dans des sous-sols caverneux, entre postpunk, postrock et grunge psychédélique : guitares distordues, batterie martelante et basse fougueuse, rattrapées au vol par de douces envolées mélodiques.

Un univers dans lequel on saute à pieds joints, pourvu qu’on accepte d’y entrer sans œillères. Car le trio de Québec déteste les formes aseptisées et matérialise avec son album un capharnaüm d’émotions antagonistes.

Le jeu de Didier Noreau, David St-Germain et Frédéric B. Girard se moule parfaitement à cette tonalité. Déséquilibre est un chaleureux cri des entrailles, une colère froide intermittente, qui cohabite avec des textes finement ciselés et des refrains lancinants.

Sélectionné et révélé au public lors des Francouvertes 2013, KPLR provoque avec Déséquilibre un cabalistique remue-méninges. De bon augure pour la suite.

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