Le disque : Island Intervals, de Death Vessel

Death Vessel a un nom beaucoup plus sombre que la musique qu’il propose, un folk plutôt lumineux et joyeux. Des atmosphères juste assez vaporeuses, qui plairont à ceux qui adorent les musiciens islandais.

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Death Vessel a un nom beaucoup plus sombre que la musique qu’il propose, un folk plutôt lumineux et joyeux.
Culture

Il s’agit en fait de l’affaire d’un seul homme : l’Américain Joel Thibodeau. Sur Island Intervals, sa voix, aiguë comme celle d’une femme, se promène dans des atmosphères juste assez vaporeuses, qui plairont à ceux qui adorent les musiciens islandais.

Il y a d’ailleurs un peu d’Islande sur ce disque, gracieuseté du réalisateur Alex Somers, domicilié à Reykjavik depuis longtemps. (Belle surprise : le conjoint de Somers, Jónsi, pose sa voix inimitable sur l’un des morceaux.)

Aux guitares acoustiques s’ajoutent beaucoup de voix, les petits «pling» métalliques de glockenspiels et de vibraphones, ainsi qu’une panoplie de discrets bricolages de studio, qui enrichissent les arrangements somme toute très dépouillés.

En huit chansons, pour un total de 34 minutes, Death Vessel ne s’étire pas, et c’est parfait. Quand l’album se termine, on le remet.

(Death Vessel / Island Intervals / Sub Pop)

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À propos de Mathieu Charlebois

Ex-journaliste Web à L’actualité, Mathieu Charlebois blogue maintenant sur la politique avec un regard humoristique. Il est aussi chroniqueur musique pour le magazine L’actualité depuis 2011 et co-rédacteur en chef du webmagazine culturel Ma mère était hipster, en plus d’avoir participé à de nombreux projets radio, dont Bande à part (à Radio-Canada) et Dans le champ lexical (à CIBL). On peut le suivre sur Twitter : @OursMathieu.