Le disque : «J’entends la bête», de Cherry Chérie

Ce groupe québécois, qui donne dans le rock «rétro-trash-bonbon», a accouché d’un disque énergique qui donne le sourire, dit le chroniqueur Mourad Mabrouki.

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Fermer les yeux, le temps de reculer un peu l’horloge. Puis les rouvrir au cœur des années 1950, perfecto de cuir sur les épaules, à côté d’un juke-box qui joue Elvis Presley et Little Richard à plein régime. Tapoter frénétiquement du pied, et agripper sa voisine pour un rock endiablé. Le jeune groupe québécois Cherry Chérie, c’est un peu cet effet-là, sauf qu’il chante en français et que nous sommes en 2015.

Après avoir parcouru la province en reprenant des standards du genre, le quatuor sort son premier album, J’entends la bête  : du rockabilly en intraveineuse, du swing, de l’électricité dans l’air, des morceaux brûlants qui en côtoient de plus apaisants (« Laura »), une musique au rythme haletant et contagieux.

Bref, un disque énergique qui donne le sourire et où il suffit d’une chanson pour embarquer dans son rock « rétro-trash-bonbon ». La bête a grondé, elle n’a sans doute pas fini de rugir.

(Cherry Chérie / J’entends la bête / Forêt Noire)

 

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