Le disque : «Little Mourning», de Milk & Bone

Un premier opus pour la formation québécoise, dans lequel les voix sont haut perchées et les harmonies vocales exaltantes, explique le chroniqueur Mourad Mabrouki.

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Le premier album du duo québécois Milk & Bone, Little Mourning, vient de voir le jour.

Après le dévoilement et l’accueil dithyrambique des premiers extraits « New York » et « Coconut Water », Laurence Lafond-Beaulne et Camille Poliquin, accompagnatrices fidèles de David Giguère, d’Alex Nevsky ou encore des Sœurs Boulay, ont gardé leur formule intacte : la tête et les textes sur terre lorsqu’elles évoquent les méandres de l’amour ou de l’amitié, les pieds et la voix dans les étoiles quand elles nous suspendent au bras de leur électropop onirique, aux allures de belle endormie.

Accroché tout au long de l’opus à ces voix haut perchées, à des harmonies vocales exaltantes et à quelques vertiges instrumentaux bien sentis, on attend le croche-pied qui nous extirpera de nos rêveries.

Sous la houlette du réalisateur Gabriel Gagnon, l’album multiplie pourtant les secousses sensorielles et les ondes de choc de l’intérieur, mais en surface il déroule ses huit titres à pas feutrés, sans vagues et tout en équilibre. Embarquement immédiat, fermez les écoutilles.

(Milk & Bone / Little Mourning / Bonsound. Sortie le 17 mars)

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