Le Drummondville des Trois Accords

Avec plus de 250 000 albums vendus depuis 2004, Les Trois Accords ont conquis le Québec grâce à leur rock aux accents absurdes. De leur premier concert, sur la scène du collège Saint-Bernard, au Festival de la poutine, qu’ils organisent depuis 2008, ils racontent leur ville : Drummondville. Le chanteur du groupe, Simon Proulx, s’est fait leur porte-parole.

Le Drummondville des Trois Accords
Photo : Jocelyn Michel

« Le café Morgane est situé au centre-ville de Drummondville et a été aménagé dans les locaux d’une ancienne banque. Le coffre-fort a été conservé et sert aujourd’hui à entreposer le café. C’est le genre d’endroit où on allait quand on était plus jeunes. »

De gauche à droite : Alexandre Parr, Simon Proulx, Pierre-Luc Boisvert et Charles Dubreuil.

« Ici, nous apercevons la qualité photogénique d’Alex. Il est très talentueux. Je crois même qu’il songeait à être mannequin. Nous, nous travaillons fort pour avoir l’air de quelque chose sur les photos, mais chez lui, c’est inné. Il faut aussi savoir que le café est une vraie passion pour moi, donc là, je me sens bien, j’ai l’impression de poser dans mon élément. »

« Charles joue du « air guitar » sur le site enchanteur du parc Woodyatt, où a lieu le Festival de la poutine de Drummondville, que nous organisons depuis deux ans. On s’amuse beaucoup à le faire, surtout à Drummondville, entourés des gens qu’on connaît. En 2009, Daniel Bélanger, Malajube, Cœur de Pirate et The Lost Fingers étaient de la fête. Le site est vraiment vivant, vraiment cool. C’est l’endroit idéal. Il y a même des terrains de tennis en terre battue, les seuls au Québec, il me semble. C’est probablement ici qu’Aleksandra Wozniak vient s’entraîner avant de participer au tournoi de Roland Garros. »

« L’église anglicane Saint-George est le plus vieux bâtiment de Drummondville. Dans le cimetière adjacent se trouve la tombe de Frederick George Heriot, le fondateur de la ville. Nous venions souvent nous recueillir devant sa sépulture avant les parties de hockey entre les Voltigeurs de Drummondville et les Tigres de Victoriaville. Non, je plaisante. »

« Nous habitons tous à Montréal désormais, sauf Pierre-Luc, qui a décidé de repartir vivre à Drummondville. Mais nous revenons souvent, pour visiter nos familles ou organiser le Festival de la poutine. Pour Alex, les trajets sont un peu particuliers. Comme il n’a pas de voiture, il doit faire du pouce le long de la voie ferrée et, bien souvent, ça marche. Les trains s’arrêtent pour le faire monter à bord. Il fait la même chose pour le trajet du retour. Alors, finalement, le même cliché aurait pu être pris à la sortie de la gare centrale Bonaventure, à Montréal. »

« Le St-Georges est un pub où nous avons beaucoup de bons souvenirs. C’est là que nous avons fait le lancement de notre premier album, devant nos copains et nos familles. Ici, Michel nous sert une bonne bière. »

« Nous posons en plein quartier chinois de Drummondville. Il est situé au centre-ville, rue Bérard… dans cet immeuble. En fait, le quartier chinois n’est qu’un restaurant, mais c’est cool, car au moins il y en a un. Selon moi, une ville ne peut pas être une grande ville sans un quartier chinois. Alors, grâce au Restaurant de l’Asie, Drummondville a le sien. »

« Le Salon Michels. C’est là que je me faisais couper les cheveux quand j’étais petit. C’est un grand classique de Drummondville. Aujourd’hui, je n’y vais quasiment plus. On peut dire que j’ai trompé mon coiffeur. »

 

« Nous sommes au Café St-Pierre, un lieu-culte de Drummondville, réputé pour sa poutine. C’est comme un diner à l’américaine, avec des photos d’Elvis et de Marilyn Monroe. Pierre-Luc est volontairement dans le flou, à l’arrière-plan, car nous ne l’aimons pas. »

« La fameuse poutine du Café St-Pierre. Ici, nous voyons une poutine « moyenne ». Elle ne paraît pas impressionnante, car la personne qui la mange a des mains gigantesques. Question diamètre, cette poutine ne paye pas de mine, mais il faut voir sa hauteur… Elle est volumineuse et, croyez-moi, il faut avoir de l’appétit pour la terminer. Je ne parle même pas de la « grande » poutine. Je ne connais personne qui l’ait finie. »

« Voici la maison dans laquelle j’aurais pu grandir et m’éveiller au monde, mais non ! En fait, c’est la maison d’un de mes meilleurs amis, Frédéric Côté. Celle où j’ai grandi se trouve trois maisons plus loin sur cette route. »

« Le pub La Mezzanine est une autre institution de Drummondville où nous avons fait quelques spectacles à nos débuts. Beaucoup d’amis sont venus nous encourager à l’époque où nous n’attirions pas encore les foules. »

« Alex démontre encore une fois tout son talent devant l’appareil photo. C’est instinctif chez lui. Il a cette capacité rare d’être beau sur commande. »

« Me voilà en train d’essayer d’être aussi génial qu’Alex. Mes intentions sont bonnes, mais le résultat est décevant. »

« Nous voici au parc de la Coulée. J’ai beaucoup aimé y retourner pour cette photo. C’est le parc de mon enfance, où je jouais au baseball lorsque j’avais 5 ou 6 ans, où je me balançais. C’est Pierre-Luc que j’ai connu en premier. Mais c’est au secondaire, quand nous avions 13 ou 14 ans, que nous nous sommes rencontrés, tous les membres du groupe. J’ai toujours vu Les Trois Accords comme un groupe d’amis plus qu’un groupe de musique. C’était vraiment cool d’aller à cet endroit, où on s’est tellement souvent tenus. »

« Sur la scène du collège Saint-Bernard, où Les Trois Accords ont fait leur premier show, en 1997. À l’époque nous étions deux : Olivier Benoît, aujourd’hui gérant du groupe, et moi. Nous avions 16 ans et étions en 5e année du secondaire. Il y avait eu un spectacle concours très rock-pop et nous y avions participé. Nous nous étions dit que ce serait drôle d’imiter Paul et Paul, de faire quelque chose de vraiment, vraiment absurde. Nous avions gagné et remporté 75 dollars ! »

« Nous sommes allés déranger cinq minutes une classe de mathématiques de 3e secondaire. Les élèves étaient contents de nous voir, mais le directeur de l’école, Alexandre Cusson (au centre), l’était sûrement moins, car nous avons répété que le sport était plus important que les maths. Mais on ne veut pas dénigrer cette matière, et nous tenons à dire que les maths sont très importantes. M. Cusson faisait parti du jury du concours que l’on avait gagné. À l’époque, il devait se demander ce qu’on faisait et, surtout, pourquoi. »

« Pierre-Luc pose devant la piscine du collège. Il n’est pas loin d’avoir cerné parfaitement la technique du salut. S’il n’avait pas été musicien dans Les Trois Accords, il aurait peut-être pu être un grand athlète. J’insiste sur le « peut-être ». »