Le FEQ dévoile sa programmation

Coeur de Pirate et Fred Pellerin monteront sur les Plaines.

Photo: Jean-Philippe Labrie/Festival d'été de Québec
Photo: Jean-Philippe Labrie/Festival d’été de Québec

Depuis que le Festival d’été de Québec (FEQ) a pris les moyens pour jouer dans la cour des grands événements musicaux d’Amérique du Nord – au grand dam des partisans d’un FEQ à hauteur d’homme – chaque annonce de la programmation suscite un grand engouement, principalement dans la capitale provinciale mais aussi en dehors de celle-ci, le festival attirant des gens d’un peu partout au Québec, et aussi de l’extérieur.

À la radio de Québec, lundi, on faisait grand cas du fait que tous les billets de la première pré-vente se soit envolés en 15 minutes, et les animateurs prenaient les paris à savoir qui seraient de l’affiche.

Le FEQ a justement annoncé mardi les artistes de sa 49e édition, qui se tiendra du 7 au 17 juillet, et la programmation se veut comme toujours très variée. On scrute toujours d’abord la grande scène des Plaines d’Abraham, qui en offre un peu pour tout le monde, même si on n’y trouve pas de grand coup d’éclat. À Red Hot Chili Peppers et Sting & Peter Gabriel, dont on savait la venue, s’ajoutent The Lumineers, le vétéran rappeur Ice Cube, Cœur de Pirate, Fred Pellerin (quand même!), la vedette pop Selena Gomez, Duran Duran, et les rockeurs lourds de Rammstein.

La scène extérieure intermédiaire du FEQ, le Parc de la Francophonie – aussi appelé le Pigeonnier – est peut-être l’endroit où les mélomanes trouveront chaussure à leur pied. Le site, dont la capacité a été augmentée cette année, verra passer Karim Ouellet, The Cult, Louis-Jean Cormier, George Thorogood & The Destroyer, Half Moon Run, Dead Obies, Radio Radio, Flo Rida et Champion et ses G-Strings, pour ne nommer que ceux-là.

Sinon, en vrac, le FEQ a invité The Tallest Man On Earth, City and Colour, Koriass, We Are Wolves, Dumas, Steve Hill et des dizaines d’autres.

Détails et billetterie au www.infofestival.com.

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Cela montre bien à quel point les Québécois sont « colonisés », essentiellement, et de plus en plus… Et ils adorent ça, dit-on… D’abord, toutes ces « super-vedettes »… avec des noms anglais, cela va sans dire : c’est un « must », pour contribuer à l’essor de la première capitale francophone d’Amérique !… Et puis, le pop, le rock, avec tous ses « produits dérivés », c’est si important, si indispensable à notre survie, à notre « pleine réalisation », en cette Terre d’Amérique… En dehors de ça, y’a vraiment rien qui existe, faut se « faire une idée », tout de même.

Il fut un temps, pas si lointain en fait, où le Festival d’été de Québec comportait un volet beaucoup moins tapageur, et susceptible de répondre un peu mieux aux goûts et aux simples « besoins culturels » d’une société formée essentiellement avec un peu plus de profondeur, un peu plus de « sérieux », dans ses choix culturels… Mais c’était « avant »… faut être de son temps, n’est-ce pas? Et après tout ça, on se demande pourquoi diable a-t-on hérité de tous ces tristes « gouvernements que l’on mérite », et à tous les paliers. Le déclin de l’empire américain, ça vous dit quelque chose? Ce n’est pas une histoire abstraite, cela se passe, cela se fait, et on le fait, nous le faisons advenir, de mille et une façons… Ce type de programmation en est une, hélas !