Le FFM fait son cinéma !

Au-delà des disputes et des controverses, donnons raison à Serge Losique lorsqu’il dit que le Festival des films du monde (FFM) — qui commence ce jeudi — est avant tout l’occasion de «mettre sur les écrans de Montréal des œuvres marquantes et inédites». Survol.

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Arc-en-ciel sans couleurs (Viêt Nam), un des films qui seront présentés durant le FFM.

Ah ! le Festival des films du monde (FFM) : ses coups de gueule, ses controverses, ses rumeurs… La 39e édition ne fait pas exception : son ouverture, ce jeudi 27 août, aura été précédée de différentes passes d’armes plus ou moins discrètes. Serge Losique, président et fondateur, a en effet reçu plus que jamais des appels à passer la main.

Culture

Celui qui s’est mis à dos à peu près tous les organismes subventionnaires du pays a vu le maire de Montréal, Denis Coderre (entre autres personnes), lui signifier sans détour qu’il serait temps d’ouvrir la porte au renouveau.

Mais mettons de côté les querelles et, en lever de rideau, donnons raison à Serge Losique lorsqu’il dit que le FFM est avant tout l’occasion de «mettre sur les écrans de Montréal des œuvres marquantes et inédites». De fait, la programmation 2015 se révèle fouineuse et éclectique, avec ses 469 films provenant de 80 pays — dont 25 en compétition officielle, qui seront évalués par un jury présidé par un vieil habitué du Festival, l’immortel Dany Laferrière.

Parmi toutes les pépites qui causeront la surprise, bonne ou moins bonne, soulignons quelques œuvres plus attendues.

Le FFM marque un joli coup en présentant en ouverture la première mondiale de Mahomet, de l’Iranien Majid Majidi (trois fois lauréat du Grand Prix des Amériques), un long métrage qui traite de la jeunesse du Prophète. Avant même sa sortie, ce film — qui a bénéficié du plus important budget de l’histoire du cinéma iranien — a fait couler beaucoup d’encre : soutenu par le régime de Téhéran, il ne peut être, selon plusieurs observateurs, qu’une œuvre plus ou moins propagandiste.

On surveillera aussi The Girl King, du Finlandais Mika Kaurismäki (dont le scénario est tiré de la pièce Christine, la reine-garçon, du dramaturge québécois Michel Marc Bouchard), de même que Sept jours, de Xing Jian, un jeune réalisateur chinois à la signature visuelle unique, dit-on.

En clôture, place à La Brabançonnede Vincent Bal, une comédie musicale qui met en scène la compétition entre une harmonie flamande et une autre wallonne — ce qui ne va pas, on s’en doute, sans soulever des passions identitaires.

Le FFM, c’est aussi, comme chaque année, des causeries, des hommages, le cinéma sous les étoiles et d’autres activités qui font qu’on continue de l’aimer, ce bientôt quarantenaire… Programmation complète ici : www.ffm-montreal.org

(Du 27 août au 7 septembre)

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