Le FFM rend un hommage à Ginette Reno. Et quoi encore ?

Donc, si je comprends bien, il y a eu, au Festival des films du monde, un comité de sélection qui a tenu une réunion à l’issue de laquelle il a été décidé de rendre un hommage à Ginette Reno, « la comédienne ». Dans ce jury (qui le constitue ? Uniquement Serge Losique, le patron du FFM ?), personne ne connaît Jean Lapointe, Michel Côté, Danielle Proulx… ?

Donc, si je comprends bien, il y a eu, au Festival des films du monde, un comité de sélection qui a tenu une réunion à l’issue de laquelle il a été décidé de rendre un hommage à Ginette Reno, « la comédienne ». Dans ce jury (qui le constitue ? Uniquement Serge Losique, le patron du FFM ?), personne ne connaît Jean Lapointe, Michel Côté, Danielle Proulx… ?

Toujours est-il qu’après les acteurs Rémy Girard et Pierre Lebeau, et Denise Robert – productrice de la plupart des films dans lesquels a joué la chanteuse –,  tous trois hommagés au FFM, c’est au tour de Ginette Reno de se laisser parler d’amour. J’admets qu’elle chante fort, que le Québec l’adore, qu’elle est exagérément sympathique et qu’elle parle librement de sa foi, de ses selles et de sa dépression, mais cela doit-il se traduire par une célébration au Festival des films du monde ? Ah oui, j’oubliais ses prestations de « comédienne » : elle a marqué de sa présence le remarquable Léolo, de Jean-Claude Lauzon (certains ont dit qu’elle était bonne parce qu’elle ne comprenait pas bien ce qu’elle y faisait). Mais dans C’est à ton tour Laura Cadieux, Mambo italiano et Le secret de ma mère : puis-je écrire, sans froisser personne, qu’elle jouait… gros ? Puis-je ajouter que sa filmographie s’arrête là ? Puis-je rappeler les noms de Jean Lapointe, Michel Côté, Danielle Proulx… ?

Serge Losique, président du FFM, remettra le plus sérieusement du monde à Ginette Reno un Grand Prix spécial des Amériques lors de la cérémonie d’ouverture le 18 août. Quelques jours plus tard, le même monsieur décernera un autre Grand Prix spécial des Amériques à Catherine Deneuve. Est-ce moi qui cherche des poux, ou l’un des deux prix discrédite l’autre ?

Une fois parti dans le délire, à quand l’hommage de l’ADISQ à la parolière Ginette Reno ? Sur son dernier album, La musique en moi, elle chante, avec tellement de trémolos qu’on entend « le gras des fesses lui shaker » – expression qu’elle utilise elle-même pour désigner l’effet du trac sur sa personne –, elle chante, dis-je, une chanson qu’elle a écrite, « Fatiguée », dont voici un extrait : « Je lance mon oreiller par la fenêtre, j’enlève ma jaquette de flanellette et je redeviens Ginette, celle qui aime trop, celle qui donne trop. » Et un autre bout, puisque vous en redemandez : « Besoin d’un homme qui aime la vie, qui veut danser avec moi, parler avec moi, dormir avec moi et se laver avec moi. » « Se laver avec moi », on baigne dans le romantisme !

• Le 35e Festival des films du monde se déroule à Montréal du 18 au 28 août.

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L’autre soir je voyais Volver à Télé-québec avec la grande Penelope Cruz. Et ben vous ne croirez pas, M. Ducharme? Almodovar a fait faire à sa Penelope une scène de numéro 2 comme Ginette dans Léolo! Oui, oui, la sublime Penelope, assise sur le trône royal!

C’est pas le FFM qui avait remis un prix hommage à Sandra Bullock(!) il y a quelques années???

À ce compte-là, le FFM rendra-t-il hommage à Michèle Richard pour ses rôles dans « L’explosion » (1971), « La postière » (1992), « Paparazzi » (1997) et « Truffe » (2008)?

Honneur complètement injustifié ! Le Québec fourmille de grandes comédiennes : Monique Mercure, Élise Guilbault, Geneviève Bujold, Louise Marleau, Hélène Loiselle, etc. et plusieurs autres. Losique et Cauchard sont – comme toujours – à côté de la plaque…

Je regrette mais, je diffère d’opinion. Pour moi, on ne donnera jamais assez son dû à Ginette Reno. Les autres que vous nommez auront leur tour. Laissez notre Ginette Reno nationale tranquille.

Je suis complètement d’accord avec le choix du FFM.

Moi, ceux qui se torturent les méninges et font de la haute voltige intellectuelle, je les tiens loin de moi. Le snobisme intellectuel très peu pour moi. Il fût un temps oû je fréquentais cette élite qui jugeait les artistes « populaires » avec le nez et le petit doig dans les airs… Et quand je les connus mieux, je me rendis compte que tout cela servait à cacher un vide intérieur intersidéral. Je préfère les gens simples, les artistes directs qui disent les vraies choses et pour mon bonheur, quand je vais voir un film oû que j’assiste à une pièce de théâtre, je ne commence pas à analyser tous les détails positifs ou négatifs… Je m’amuse, je me récrée et/ou je réfléchis et j’en sors heureuse et grandie…Bonne journée.

Quelqu’un a la liste des subventions que reçoit ce festival en pleine débandade depuis une bonne décennie? (lorsqu’on pense qu’il devançait Toronto à l’époque!!!!)
Et combien gagne son sympathique directeur? (c’est fou comment la presse est peu curieuse lorsque vient le temps de parler des salaires dans le monde merveilleux des Festivals subventionnés?)

@Denise Groulx

Qu’on couvre de prix Ginette Reno la chanteuse, plutôt que l’actrice accidentelle. C’est tout. Où vous voyez du snobisme, je vois plutôt de la rigueur.

Si vous refusez d’analyser les bons et mauvais côtés d’une création, vous êtes autant à côté de la plaque que quelqu’un qui refuserait de considérer l’impact émotif d’une oeuvre.

Bref, pour quelqu’un qui traite les autres de snobs, je vous trouve bien catégorique dans votre façon de voir l’humanité.

Bien d’accord, ils sont en manque de nom ou quoi? Visibilité peut-être? Elle chante bien pour les matantes… Elles est populaire mais comme actrice d’autres noms nous viennent à l’esprit.
J’ai entendu dire qu’elle fait des chapelets pour Pierre, Jean et Jacques et soigne les dépressions. Je la placerai dans un hommage au remède miracle.

C’est surement pour la scène sur le trône royal qui lui vaut cet honneur.Losique toujours aussi imbu de lui-même et prêt à tout pour satisfaire son égo.
On se croirait sur TVA qui a l’habitude d’en beurrer épais pour doper ses cotes d’écoute.

Vous êtes inutilement cruel avec Ginette Reno, monsieur Ducharme. Vous vous sentez maintenant comme le géant vert? Cela vous a fait du bien?

Quelle tristesse.

Signé: une personne qui n’a jamais acheté de disques de madame Reno et ni assisté à aucun de ses spectacles.

Je suis un homme et j’aime la vie, j’aime danser, j’aime parler, j’aime dormir et j’aime me laver. Qu’est-ce que vous avez contre ça ?

Vous avez raison, ce n’est sans doute pas une grande comédienne.

Mais pour le reste votre article est un torchon. Et vous, monsieur, qu’avez-vous fait de bien dans la vie?

Au cinéma et ailleurs, Ginette Reno démontre un rare talent d’interprétation. Ses personnages sont riches d’humanité, de sensibilité et d’humour. Je ne vois aucun discrédit à honorer Reno et Deneuve du même prix. Le talent de Ginette brille sans l’avantage de la beauté plastique.

Vos commentaires visant à ridiculiser les textes de Ginette sont déplacés. Ils en disent plus long sur le critique que sur les chansons.

Monsieur Ducharme, Vous avez un parcours de journaliste. Vous savez ce que c’est de faire les cabarets quand tu es encore une enfant et que tu aide ou fais vivre ta famille et j’en passe. Madame Reno est une très grande chanteuse. Madame Reno réussit encore à nous émouvoir. Elle a un grand respect de la majorité du public québécois. Elle maîtrise encore de main de maître sa voix. Vous avez le droit de ne pas aimer son style ou la personne. Cela ne vous donne pas le droit d’avoir du mépris et d’écrire le « torchon » que vous avez signé. Pouvez-vous vous réjouir que l’on reconnaisse le cinéma québécois et le talent de comédienne de Madame Reno. Faites-vous partie de ces québécois qui sont incapables d’apprécier le succès des autres.
Madame Reno, je suis une fan depuis toujours. Je trouve regrettable de lire de tels commentaires de la part de ce journaliste. Souhaitons-lui d’avoir une plus grande ouverture aux différents styles et personnalités de nos artistes. Je ne peux que vous félicitez pour ce prix et vous souhaitez encore de nombreuses reconnaissances pour vos nombreux talents. Une fan de toujours. Ginette

Mais cessez donc de dire que M. Ducharme a écrit un torchon et regardez les faits :

Ginette Reno a joué dans 5 films, dont fois Laura Cadieux I et II et Mambo Italiano. Tournez ça comme vous voulez, ce ne sont pas des grands films. Reste donc Léolo et le Secret de ma mère. Un prix hommage pour un film important et un film correct ? Et quoi encore !?

Ginette Reno pourrait chanter mieux que Maria Callas croisé avec Ella Fitzgerald mélangé avec un ange descendu du ciel pour nous illuminer de sa voix, ça n’y changerait rien : on parle d’un prix d’acteur.

Que son enfance ait été difficile n’a rien à voir non plus. Une enfance heureuse ferait qu’elle devrait recevoir moins de prix aujourd’hui ?

Il est légitime et nécessaire de dire parfois du négatif. De dire que certaines choses ne devraient pas être. Ce n’est pas d’écrire des torchons et ce n’est pas déprécier ou être jaloux.

C’est simplement refuser une société absurde où il ne serait permis que de dire du bien et d’encenser, comme si de taire le mauvais allait le faire disparaitre.

Ginette Reno ne mérite pas de prix pour sa carrière d’actrice. C’est tout. M. Ducharme le croit, je le crois. Prouvez-nous le contraire si vous pensez le contraire, c’est tout. On en jasera et, qui sait, peut-être changerons-nous d’idée.