Le pari réussi des bibliothèques québécoises

Alors que la fréquentation des bibliothèques publiques a décliné en Ontario et en Colombie-Britannique de 2002 à 2012, au Québec, elle a légèrement augmenté, révèle une récente étude de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec.

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Bibliothèque du Boisé, à Montréal – Photo : View Pictures/Alamy

Alors que la fréquentation des bibliothèques publiques a décliné en Ontario et en Colombie-Britannique de 2002 à 2012, au Québec, elle a légèrement augmenté, révèle une récente étude de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec.

Ces données réjouissent Stéphane Legault, président de l’Association des bibliothèques publiques du Québec, qui les attribue à la nouvelle approche adoptée par le réseau.

Désormais, ce n’est plus le livre qui est au cœur des bibliothèques, mais bien l’usager. « Maintenant, on a le droit de parler dans les bibliothèques, dit-il. C’est un endroit de socialisation qui se veut rassembleur et familial. » À cet effet, de nombreuses activités et conférences y sont organisées.

La facture visuelle et architecturale des bibliothèques a sans doute aussi joué un rôle. « Exit les immeubles de béton. On profite de plus en plus de lieux lumineux, de meubles confortables et d’espaces aérés », conclut Stéphane Legault.

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Bibliothèque Laure-Conan, à La Malbaie – Photo : René Bouchard
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3 commentaires
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Un autre titre accrocheur et jovialité de l’Actualité. Le Québec part de loin, sa progression plus rapide s’explique ainsi. Dès 1974, je trouvais plus de livres (en français!) à Sarnia, au fin fond de l’Ontario, qu’à Ste-Thérèse que je venais de quitter. Par ailleurs, la migration vers le livre numérique, incluant les emprunts à la bibliothèque, se multiplient plus rapidement à l’extérieur du Québec.

Je serai plus serein que M. Jacques Saint-Cyr, qui trouve le moyen de politiser cette nouvelle (il n’y a pas que les séparatistes à être maniaques).

J’ai une suggestion à faire pour doper (de quelques fractions de pourcentages) la fréquentation de nos bibliothèques. C’est que le gouvernement libéral y décrète la suspension du zonage pour les œuvres audio-visuelles. Du coup, on pourra se rendre à la bibliothèque pour voir sur petit écran EN FRANÇAIS tous les films qui ne sont disponibles qu’en anglais en raison du système prophylactique du « zonage » des DVD qui, couplé avec l’isolationnisme du « domestic market » décrété vers la fin des années 80, nous isole des influences extérieures autres qu’américaines aussi sûrement que dans le gentil « reste du Canada » soi-disant ouvert sur le monde.

Des classiques des années 50 aux nouveautés des années 2010, des milliers de films sont disponibles sur DVD partout dans le monde francophone sauf au Québec.

Quelques exemples de classiques disponibles au Québec seulement en anglais alors qu’il suffirait de faire sauter ce système prophylactique-xénophobe de « zonage » des régions DVD, du moins dans quelques « enclaves » désignées par l’État. ‘LES SEPT SAMOURAÏS’ en français, ‘LE MONT FUJI ET LA LANCE ENSANGLANTÉE’ en français, ‘HARAKIRI’ en français, ‘GOYOKIN’ et ‘HITOKIRI’ en français, ‘LE PIGEON’ (et son sequel!) en français, ‘LA GRANDE GUERRE’, ‘UNE VIE DIFFICILE’ ‘LE FANFARON’, ‘LES MONSTRES’, ‘LES NOUVEAUX MONSTRES’, ‘PARFUM DE FEMME’, ‘UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE’, ‘LE GRAND EMBOUTEILLAGE’. ‘ENQUÊTE SUR UN CITOYEN AU-DESSUS DE TOUT SOUPÇON’ en français, ‘CRIA CUERVOS’ en français, etc, etc. Et ça, ce sont des exemples puisés dans les vieux classiques. Je ne parle pas de tous les films des années 2000-2010 qui sont sortis sur DVD/Blu-Ray partout ailleurs en français et ne sortent ici qu’en anglais.

Des milliers de titres qui, lorsqu’ils sont trouvables ici, n’ont que des sous-titres anglais, alors que partout ailleurs dans le monde francophone, on les trouve en français. Rapatrier ces DVD « Zone 2 » dans nos biliothèques serait un moyen de revenir à la normale (je veux dire avant que nous nous joignons au boycott du monde extérieur non-anglophone avec l’extension au Québec du « domestic market »), tout en créant dans nos bibliothèques un point d’attraction de plus, une exclusivité susceptible de « booster » leur fréquentation…