Le poil de la bête : mal aux cheveux !

La critique et la grande majorité du public ont jugé le film Le poil de la bête indigent de chez indigent : était-il nécessaire de l’enfoncer davantage en le citant dans la catégorie « meilleures coiffures » à la remise des Jutra, le 13 mars prochain ? Les juges avaient-ils le toupet sur les yeux pour ne pas voir les hideuses perruques, celle d’Antoine Bertrand en particulier ? Vous me direz que cette touffe hirsute est à l’image du long métrage.

Un film rasoir aspire au titre des « meilleures coiffures » à la prochaine Soirée des Jutra.

La critique et la grande majorité du public ont jugé le film Le poil de la bête indigent de chez indigent : était-il nécessaire de l’enfoncer davantage en le citant dans la catégorie « meilleures coiffures » à la remise des Jutra,  le 13 mars prochain ? Les juges avaient-ils le toupet sur les yeux pour ne pas voir les hideuses perruques, celle d’Antoine Bertrand en particulier ? Vous me direz que cette touffe hirsute est à l’image du long métrage.

Quand on n’a pas les moyens de faire un film d’époque, on s’abstient. Quand on ne possède pas les atouts pour assumer le genre fantastique, on ne s’y aventure pas.

L’action (le mot est fort) se déroule en 1665, mais on a l’impression que le scénario a été écrit hier sur la table de la cuisine. On y entend des expressions, telle « Calme-toi le pic », qui, comme chacun sait, étaient très courantes au 17e siècle ! Bien sûr, c’est pour rire. Les anachronismes, ça fait se bidonner. Mais on ne rit pas une seconde, on s’interroge plutôt : comment une telle chose peut-elle avoir été financée ?

Jamais vu autant d’excellents acteurs – Antoine Bertrand, Patrick Drolet, Michel Barrette, Patrice Robitaille, etc. – laissés en roue libre et si franchement mauvais. La plupart roulent des yeux éberlués comme s’ils n’en revenaient pas de tourner dans ce truc.

Après ce bide, la suite, dont on nous menaçait, tient-elle toujours ?

[On ose espérer que c’est Réjean Goderre qui remportera la statuette des « meilleures coiffures » pour Le monde de Barney (Barney’s Version).]


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