Le pow-wow électrique d’A Tribe Called Red

Il y a des choses qu’on ne pensait pas voir un jour se mélanger. La basse synthétique du dubstep ou du dancehall et la musique des pow-wow autoch­tones, par exemple. Et pourtant ! La fusion, réalisée par le groupe A Tribe Called Red, est des plus réussies.

Il y a des choses qu’on ne pensait pas voir un jour se mélanger. La basse synthétique du dubstep ou du dancehall et la musique des pow-wow autoch­tones, par exemple. Et pourtant ! La fusion, réalisée par le groupe A Tribe Called Red, est des plus réussies.

Tout a commencé en 2008, avec les soirées Electric Pow Wow, organisées chaque mois à Ottawa par Ian Campeau et Bear Witness afin de mettre en valeur le talent des DJ et musiciens électroniques autochtones. Lors d’une répéti­tion, Dan General (DJ Shub) a fait jouer un chant traditionnel, auquel Bear a superposé une de ses pièces instrumentales. Le son d’A Tribe Called Red était né.

Depuis quatre ans, les membres du trio explorent les possibilités de ce mariage rapprochant leurs racines de leur style de vie urbain. En spectacle, la musique est accompagnée de vidéos qui recyclent et réin­ventent les images stéréotypées d’Amérindiens, tirées de vieux films et dessins animés. Une façon de plus de se réapproprier leur culture.

Sur leur premier album, accessible gratuitement en ligne, le groupe de DJ, remixeurs et musiciens mêle habilement les échantillonnages de chants et de tambours aux sons électroniques, dans une démarche empreinte de respect. Pas question, en effet, d’utiliser certains chants sacrés.

Si le disque souffre d’une petite baisse d’intérêt à mi-parcours, la première partie vaut amplement le détour. Vos images d’Indiens à plumes qui dansent en rond en sortiront définitivement dépoussiérées !

www.electricpowwow.com

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